Des civils tués par une frappe française au Mali selon des témoins, selon HRW
Des civils réunis pour un mariage ont été tués début janvier par une frappe aérienne française, affirme l’ONG Human Rights Watch (HRW) dans un rapport fondé sur les témoignages livrés par trois témoins.
Les circonstances du raid mené le 3 janvier près du village de Bounti, dans le centre du Mali, restent floues. L’armée française a déclaré avoir tué une trentaine de combattants islamistes, une version étayée par les autorités maliennes, mais rejetée par certains témoins.
L’armée n’a pas répondu à une demande de commentaires sur le rapport de HRW mais elle avait précédemment fait savoir que ses informations lui permettaient d’exclure l’éventualité de dommages collatéraux. Le ministère malien de la Défense a dit enquêter sur l’incident.
Une association peule a déclaré que 19 civils ont été tués alors qu’ils assistaient à un mariage et l’organisation caritative Médecins sans frontières (MSF) a indiqué de son côté que les blessés arrivés en provenance du village de Bounti étaient pour la plupart des hommes âgés.
Dans un communiqué publié jeudi, Human Rights Watch cite trois habitants de Bounti, dont deux blessés lors de la frappe, expliquant que les hommes étaient séparés des femmes et des enfants pendant la célébration.
« J’ai entendu une puissante détonation, boum, puis une autre détonation », a déclaré l’un des hommes, agé de 68 ans, à HRW. « Quand je me suis réveillé, mon pied saignait à cause des éclats d’obus et tout autour de moi il y avait des blessés et des cadavres ».
HRW a demandé aux gouvernements français et malien de mener une enquête « rapide et impartiale » sur l’incident et de contribuer à celle en cours des Nations Unies.
Plus de 5.100 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane.
Lors de la présentation de ses voeux aux armées, le président français, Emmanuel Macron, a déclaré mardi que Paris pourrait « ajuster son effort » au Sahel sans toutefois en préciser l’ampleur ni le calendrier.
(Version française Laetitia Volga)
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