Sept personnes déférées dans l’enquête sur l’attentat de Conflans
PARIS (Reuters) – Sept personnes, dont deux mineurs, ont été déférées dans la nuit de mardi à mercredi en vue de l’ouverture d’une information judiciaire dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Samuel Paty aux abords d’un collège à Conflans-Sainte-Honorine, a-t-on appris auprès du Parquet national antiterroriste.
Le père d’élève ayant mis en ligne une vidéo dénonçant la présentation par le professeur de caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression est au nombre des sept.
Figure aussi le militant islamiste franco-marocain Abdelhakim Sefrioui, du collectif Cheikh Yassine, mouvement qu’Emmanuel Macron a accusé mardi d’être « directement impliqué dans l’attentat » et dont la dissolution devrait être décidée ce mercredi en conseil des ministres.
Deux collégiens qui auraient indiqué au tueur présumé qui était Samuel Paty et trois proches du tueur présumé sont également concernés.
Seize personnes au total avaient été interpellées et placées en garde à vue dans l’enquête ouverte après l’assassinat de Samuel Paty, qui enseignait l’histoire-géographie au collège Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine.
Les gardes à vue de neuf d’entre elles ont été levées.
Il s’agit de trois mineurs, de quatre membres de la famille du tueur présumé ainsi que de la compagne d’Abdelhakim Sefrioui et d’un individu ayant été en contact avec l’assaillant.
Une conférence de presse est prévue ce mercredi à 14h30 par le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.
Lors de sa précédente intervention devant la presse, le magistrat a déclaré samedi que le meurtrier présumé, abattu peu de temps après son attaque par des policiers, était un réfugié russe d’origine tchétchène âgé de 18 ans qui entendait punir l’enseignant pour avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet.
Un hommage national à Samuel Paty sera rendu en début de soirée dans la cour de la Sorbonne, à Paris.
(Bureau de Paris)
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