Détection des signes de radicalisation chez les agents du renseignement
PARIS (Reuters) – Le Premier ministre Edouard Philippe lancera deux missions pour réévaluer les procédures de détection des signes de radicalisation chez certains agents du renseignement, peut-on lire dans un article du Journal du Dimanche, publié samedi.
Le procureur du parquet antiterroriste a annoncé en après-midi que l’attaque qui a fait quatre victimes à la préfecture de police de Paris jeudi apparaissait préméditée et que son auteur, un agent administratif qui travaillait au service informatique de la préfecture de police, manifestait des signes de radicalisation.
Ces révélations ont accentué la pression sur le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui avait déclaré jeudi que le suspect n’avait jamais présenté de signe d’alerte.
La première mission évoquée par le Premier ministre vise donc à examiner les outils et procédures de la direction du renseignement de la préfecture pour détecter les signes de radicalisation parmi ses agents, et s’assurer qu’il sont bien mis en oeuvre, précise le Journal du Dimanche. Les résultats sont attendus à la fin du mois d’octobre.
La deuxième mission concerne l’ensemble des services de renseignement associés à la lutte antiterroriste. Les enquêteurs s’assureront que tous les dossiers pour lesquels un agent a fait l’objet d’un signalement ont été suivis, ajoute l’hebdomadaire. Les résultats sont attendus, cette fois, d’ici la fin de l’année.
Edouard Philippe a par ailleurs voulu apporter son soutien à Christophe Castaner, dont une partie de l’opposition de droite et d’extrême droite réclame la démission.
« J’ai toute confiance en Christophe Castaner, qui a fait état de ce qu’il savait au moment où il s’est exprimé. Il est dans le rôle qui est celui du ministre de l’Intérieur dans de telles circonstances », a-t-il dit au JDD.

L’attaque qui a fait quatre victimes à la préfecture de police de Paris jeudi apparaît préméditée et son auteur manifestait des signes de radicalisation, a déclaré samedi le procureur du parquet antiterroriste. Ces révélations accentuent la pression sur le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui avait déclaré jeudi que le suspect n’avait jamais présenté de signe d’alerte. /Photo d’archives/REUTERS/Kenzo Tribouillard
PARCOURS SANGLANT
Le procureur du parquet antiterroriste, Jean-François Ricard, a décrit pendant une conférence de presse un parcours sanglant qui a duré sept minutes entre le moment où l’agresseur est revenu à son bureau après avoir acheté deux couteaux, et celui où il a été « neutralisé » par un gardien de la paix stagiaire sur lequel il se précipitait avec « une volonté avérée de mourir ».
Les images de vidéosurveillance montrent qu’il a dissimulé sur lui les deux armes – un couteau de cuisine métallique de 33 cm de long et un couteau à huîtres – en revenant à la préfecture de police et qu’il n’a montré aucun signe de nervosité pendant le trajet, a déclaré le procureur.
Pendant son « périple meurtrier », Mickaël Harpon, né en 1974 en Martinique, a d’abord tué deux fonctionnaires de police dans un bureau, dont l’un a eu la gorge tranchée, a-t-il détaillé, décrivant « une scène d’une extrême violence ».
Un troisième policier a été tué dans un autre bureau et une agente administrative dans l’escalier menant à la cour de la préfecture. Une deuxième femme a été grièvement blessée mais ses jours ne sont plus en danger, a-t-il dit.
Mickaël Harpon, qui souffrait d’une surdité consécutive à une méningite, n’avait pas de casier judiciaire. Converti à l’islam depuis une dizaine d’années, il a échangé 33 sms « à connotation exclusivement religieuse » avec son épouse avant d’acheter les couteaux qui lui ont servi à passer à l’acte, a précisé le procureur.
L’analyse de son téléphone a en outre permis de « faire apparaître des contacts (avec) plusieurs individus susceptibles d’appartenir à la mouvance islamiste salafiste », a indiqué Jean-François Ricard, ajoutant que « plusieurs témoignages ont fait apparaître qu’il aurait adhéré à une vision radicale de l’islam ».
L’ensemble de ces éléments, a conclu le procureur, explique que le Parquet national antiterroriste se soit saisi vendredi de l’enquête et que les faits aient été requalifiés en « assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ».
L’OPPOSITION CIBLE CASTANER
L’affaire a rebondi sur le terrain politique, où l’opposition de droite et d’extrême droite a vivement mis en cause le ministre de l’Intérieur.
Les Républicains (LR) ont exigé samedi la convocation d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur cette affaire. La demande devrait être formellement déposée mardi par Christian Jacob, président du groupe à l’Assemblée nationale et favori de l’élection pour la présidence de LR.
Autre député LR et rival de Christian Jacob pour la présidence du parti, Guillaume Larrivé a jugé sur BFM TV « nécessaire que le ministre de l’Intérieur soit remplacé ». « Il en va de la sécurité des Français », a-t-il affirmé.
Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, et la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen, leur ont emboîté le pas en réclamant eux aussi la démission de Christophe Castaner et, pour la seconde, une enquête parlementaire.
Le ministre de l’Intérieur n’a fait aucun commentaire pour le moment et son cabinet n’a pas répondu aux sollicitations de Reuters.
Dans un communiqué, le syndicat Alternative Police CFDT a posé pour sa part la question de l’efficacité des mesures de suivi des policiers qui ont fait l’objet d’une signalisation pour radicalisation et souligné « l’urgence à s’attaquer à ce problème ».
(Tangi Salaün, édité par Caroline Pailliez)
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