Et toi ?
Deux hommes devant Dieu
S’exprimaient en prières
Le premier, vaniteux
De sa vie était fier !
Le proclamait bien haut
Pour qu’il soit entendu
Par sa vie, ses travaux
Méritait le salut !
Il était bien meilleur
Que l’homme à ses côtés
Devait plaire au seigneur
Par sa vie de piété !
L’autre, le front baissé
Implorait le pardon
Qui lui fut accordé
Par grâce et compassion.
Car Dieu regarde au cœur
Et non à l’apparence
Pour lui la vraie valeur
C’est bien la repentance.
Ainsi fut justifié
Cet homme humble et contrit
La prière du premier
N’obtint pas de crédit !
Nul ne peut le tromper
Lui qui connaît les cœurs
Dieu saura démasquer
Les faux adorateurs.
Lecture : Luc 18 v 10 :« Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien, et l’autre publicain. »
Nous avons illustré « l’apparence » par l’image de l’arbre frappé par la puissance du vent. Dans notre lecture, « l’apparence » est encore trompeuse ! La prière du pharisien, une plaidoirie devant Dieu, pour défendre le bilan de sa vie de piété et de ses œuvres ; voulant se justifier, pour avoir l’approbation divine.
Le publicain se tenant à ses côtés faisait pâle figure, n’ayant que des éléments négatifs dans sa vie. Pourtant Dieu fut sensible à l’humilité de cet homme repentant, qu’il exauça, alors que le pharisien se suffisait à lui-même : « Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » (v 14).
À plusieurs reprises on reprocha à Jésus d’entrer chez ces personnes classées peu fréquentables ! Mais il répondait : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes mais des pécheurs » (Luc 5 v 31-32). Ce pharisien se croyait en bonne santé spirituelle, ignorant qu’il était atteint d’un « orgueil chronique » ! L’autre conscient de son péché fut justifié et pardonné.
Et toi ? Qu’en est-il de ta santé spirituelle, et as-tu laissé l’Esprit de Dieu sonder ton cœur ? Jésus-Christ est venu pour guérir ton être tout entier.
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