N’éteignez pas l’Esprit. 1 Thessaloniciens 5:19
Le feu de l’Esprit de Dieu ne doit pas être étouffé par le péché. Les croyants ont aussi reçu l’ordre de ne pas attrister le Saint-Esprit (Éphésiens 4.30), mais d’en être au contraire remplis (Éphésiens 5.18) et de marcher selon lui (Galates 5.16).
Comment un chrétien peut-il éteindre l’Esprit et attrister le Saint-Esprit (Ephésiens 4.30) ?
Dans 1 Thessaloniciens 5.19, éteindre l’Esprit consisterait premièrement à fermer la bouche à ceux qui parlaient par un esprit de prophétie. Dans ce sens, on peut donner la paraphrase suivante : « N’empêchez pas ou n’obstruez pas les manifestations de la puissance du Saint-Esprit dans les autres ». Mais ce texte n’a pas besoin de se limiter aux manifestations de l’Esprit chez d’autres. Si je reçois de la part de Dieu un message pour les autres et que je refuse de le transmettre, j’empêche aussi l’Esprit de s’exprimer ; Jérémie 20.19 décrit cela.
Attrister l’Esprit (Ephésiens 4.30) doit être compris à la lumière des ordres qui précèdent et qui suivent immédiatement. Dans ces versets du contexte, il est question de pensées, de paroles et d’actes auxquels un chrétien doit renoncer, sinon ils attriste l’Esprit à la fois dans la vie du croyant concerné et dans celles des autres.
Dans La Personne et l’œuvre du Saint-Esprit (Ed. Emmaüs), René Pache a tout un chapitre sur « N’attristez pas le Saint-Esprit ». Le Saint-Esprit n’oblige jamais un croyant à se laisser sanctifier, mais en refusant son œuvre en nous, nous l’attristons. Le verset de Ephésiens 4.30 qui nous demande de ne pas attrister l’Esprit est encadré d’exhortations qui l’éclairent (Ephésiens 4.25-5.18). Tous les péchés énumérés là attristent le Saint-Esprit. Si nous attristons l’Esprit, nous perdons la puissance, la joie et la communion avec Dieu. Et si nous persistions volontairement à attrister l’Esprit, que se produirait-il ? Ne nous y trompons pas : on ne se moque pas de Dieu. Car « c’est avec jalousie qu’il chérit l’Esprit qu’il a fait habiter en nous » (Jacques 4.5).
Nous trouvons dans Esaïe 63.10 cette parole redoutable : « Ils ont été rebelles, ils ont attristé Son Esprit-Saint ; et Il est devenu leur ennemi ; Il a combattu contre eux. » Il en serait de même pour nous si, délibérément, nous provoquions l’Esprit par nos péchés, sans nous soucier de nous laisser sanctifier par Lui. D’autres textes le disent clairement : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez » (Romains 8.13).
Celui qui a viole la loi de Moïse meurt sans miséricorde sur la déposition de deux ou trois témoins ; de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance par lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la Grâce ? (Hébreux 10.28-29).
Outrager l’Esprit de la Grâce, cela ne veut pas seulement dire pécher et L’attrister une ou plusieurs fois (car quel est le croyant qui, tout en progressant, n’est pas rendu conscient de péchés récents ou jusque là ignorés ?). Mais dans ce passage outrager l’Esprit signifie : pécher volontairement et persévérer à Son égard dans une attitude de révolte ouverte et dans un rejet absolu du Fils de Dieu et du sang de l’Alliance.
L’Ecriture dit encore qu’il est possible de s’opposer à l’Esprit (comme le faisaient toujours les Israélites, Actes 7.61) et nous exhorte à ne pas L’éteindre (1 Thessaloniciens 5.19). Toutes ces expressions nous montrent qu’il peut y avoir une terrible progression dans la résistance de l’homme à l’égard de Dieu.
« N’éteignez pas l’Esprit » peut se rattacher à ce qui précède ou à ce qui suit. Nous pouvons lire ce passage ainsi : « Réjouissez-vous dans le Seigneur, priez continuellement, rendez grâces en toutes choses, n’éteignez pas l’Esprit ». Ou bien : « N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties, mais examinez toutes choses… ». En fait, je ne vois pas pourquoi nous ne ferions pas les deux. Dans ce cas, Paul dit : « Laissez le Saint-Esprit vous parler à travers sa parole et écoutez sa voix ; ne l’éteignez pas ; laissez-le vous amener à répondre à la parole par des louanges, des prières et des actions de grâces ; ne l’éteignez pas ».
Le mot pour « éteindre » (sbennumi) était utilisé pour éteindre des lumières et des feux… (Matthieu 12.20 et Hébreux 11.34). Le Saint-Esprit est lumière aussi bien que feu et, loin de l’éteindre, nous devons le laisser rayonner sa lumière et brûler en nous.
Paul demande à Timothée de « ranimer le don » qu’il a reçu (2 Timothée 1.6). Jean-Baptiste a associé le Saint-Esprit au feu (Matthieu 3.11 ; Actes 2.3). Nous employons la même métaphore que Paul lorsque nous disons que tels propos ont été « une douche froide » pour un tel.
Dans 1 Corinthiens, l’apôtre Paul devait tempérer la recherche de certains charismes (comme la prophétie et le parler en langues que les Corinthiens considéraient comme seuls « spirituels »). Ici, il semble que la situation soit inverse : on se méfiait de ces dons miraculeux. C’est pourquoi Paul demande aux Thessaloniciens de ne pas empêcher les manifestations de l’Esprit destinées à les éclairer (d’autant plus qu’à l’époque où les chrétiens ne disposaient pas encore du Nouveau Testament, les prophéties étaient l’un des seuls moyens avec les messages et les lettres apostoliques à la disposition de l’Esprit pour transmettre des directives aux chrétiens). Cependant, la recommandation est très générale et ne se rapporte pas seulement aux messages prophétiques.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
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Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

