Nobel/Économie-Les Américains Robert E. Hall et Michael Woodford récompensés pour leurs travaux sur la stabilisation économique
STOCKHOLM, 12 octobre (Reuters) – Le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques, communément qualifié de « Nobel » de l’économie, a été attribué lundi aux universitaires américains Robert E. Hall et Michael Woodford pour leurs travaux sur les modèles économiques fondés sur les décisions individuelles, qui contribuent aujourd’hui à orienter les politiques de stabilisation des banques centrales et des gouvernements à travers le monde.
« Grâce à eux, nous sommes mieux armés pour faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les variations soudaines de la consommation des ménages », a déclaré John Hassler, président du comité du prix des sciences économiques, dans un communiqué.
L’une des principales avancées des deux lauréats est d’avoir montré que la stabilité économique ne pouvait être assurée qu’en tenant compte des millions de décisions prises à l’échelle individuelle par les ménages et les entreprises, plutôt qu’en s’appuyant sur des théories descendantes du fonctionnement de l’économie.
« Les autorités ne devraient pas considérer la stabilisation de l’économie comme un exercice consistant simplement à actionner des leviers pour contrôler l’économie, indépendamment de ce que les acteurs économiques comprennent de son fonctionnement », a déclaré Michael Woodford, 70 ans, de l’université Columbia, lors d’une conférence de presse.
Michael Woodford a expliqué que, contrairement aux chocs pétroliers des années 1970, lorsque les banques centrales peinaient à combattre une inflation galopante, ce nouveau cadre avait contribué à renforcer les instruments traditionnels de politique monétaire lors de la crise financière mondiale de la fin des années 2000.
« Le fait de communiquer plus explicitement sur l’évolution probable des taux d’intérêt à l’avenir, plutôt que de compter simplement sur la possibilité de baisser encore immédiatement les taux, a constitué un élément important de la réponse des autorités dans les années qui ont suivi 2009 », a-t-il souligné.
Au-delà des indications prospectives (« forward guidance ») sur l’orientation future de la politique monétaire, les travaux de Michael Woodford et de Robert E. Hall, 83 ans, de l’université Stanford, ont contribué à vulgariser d’autres concepts, comme celui de l’inflation visqueuse (« sticky inflation »), qui caractérise une situation où les prix s’ajustent avec retard aux variations de la demande.
Un autre concept est celui de l’écart de production (« output gap »), qui mesure les pressions exercées par la demande sur l’économie et l’efficacité avec laquelle les ressources sont utilisées.
L’objectif fondamental des politiques de stabilisation est de piloter l’écart de production pour qu’il soit le plus proche de zéro.
Créé en 1969 à l’initiative de la banque centrale suédoise, le prix d’économie ne figure pas parmi les cinq distinctions originelles instituées par le testament de 1895 de l’industriel et inventeur de la dynamite Alfred Nobel. Il est doté de 12 millions de couronnes suédoises.
L’an dernier, le Nobel de l’économie, avait été attribué à Joel Mokyr, Philippe Aghion et Peter Howitt pour « avoir expliqué la croissance économique stimulée par l’innovation ».
Ce prix est le dernier de la levée 2026 des Nobel qui ont récompensé la Sud-Africaine Navanethem « Navi » Pillay pour la paix, la Canadienne Anne Carson en littérature, le Français Henri Kagan et le Japonais Kenso Soai pour la chimie, le Belgo-Américain Francis Halzen en physique, ainsi que l’Américain Karl Deisseroth et les Allemands Peter Hegemann et Georg Nagelen en médecine.
(Reportage Simon Johnson, Niklas Pollard, Johan Ahlander et Marie Mannes à Stockholm; Terje Solsvik à Oslo et Mark John à Londres; Version française Elena Smirnova, édité par Sophie Louet)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

