La croix et la souffrance
La vie chrétienne est un mélange de joie, de tristesse, de réjouissances, de pleurs, d’abondance, de manques, de souffrances, de bénédictions et de victoires. D’une manière ou d’une autre, nous sommes appelés à souffrir pour l’Évangile, sans compter les épreuves de la vie que nous rencontrerons de manière certaine.
Souffrir pour l’Évangile
Nous serons toujours persécutés quand nous annonçons et défendons le véritable Évangile. Il n’y a rien d’étrange à cela. Jésus n’a-t-il pas dit : “Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi” ? (Jean 15:20).
L’Évangile prêché par Jésus et les premiers apôtres a toujours entraîné une persécution. C’est pourquoi ceux qui annoncent l’Évangile et ne font jamais face à la moindre opposition devraient se demander s’ils prêchent le véritable Évangile. Nous sommes au milieu d’un conflit spirituel, et nous devons donc nous attendre à des réactions négatives. Si tout le monde accepte paisiblement ce que, en tant que pasteur, nous prêchons, nous devons nous poser des questions. De même, un chrétien dont la vie est réellement soumise à Christ ne peut s’attendre à avoir l’approbation de tous.
“[ …] il vous a été fait la grâce, par rapport à Christ, non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui” (Philippiens 1:29).
L’apôtre Paul a souffert d’être traité injustement à cause de l’Évangile. Il avait compris que cela faisait partie de son appel mais que la grâce de Dieu se manifestait dans chaque circonstance. Il ne se plaignait pas de sa vie car il avait la révélation de l’Évangile de Christ.
Il nous faut bien comprendre que la vie chrétienne nous engage dans un conflit spirituel. L’apôtre Paul savait, par exemple, que sa présence en prison s’expliquait ainsi. Il n’analysait pas cette épreuve dans sa sagesse humaine, mais il comprenait qu’il y avait un combat entre la lumière et les ténèbres, et que souffrir pour la vérité et la justice était une expérience normale pour un chrétien servant le Seigneur.
L’apôtre Paul avait beaucoup de détracteurs qui n’acceptaient pas le défi que représente l’Évangile. Il a d’ailleurs mis en garde les Philippiens contre ceux qui marchent en ennemis de la croix de Christ (Philippiens 3:18).
Mais ce qu’il faut surtout noter, c’est qu’il ne leur en voulait pas et n’éprouvait aucune amertume envers eux. Il était plutôt fier et honoré d’annoncer la vérité de l’Évangile, le message de la croix, tout en souffrant pour cela.
Ses détracteurs se servaient des difficultés de sa vie et de ses souffrances pour dissuader les chrétiens de suivre son exemple et les détourner de la véritable vie chrétienne. Ils voulaient montrer que ses faiblesses, les épreuves et les persécutions qu’il subissait étaient le signe d’un évangile pauvre et sans puissance. Ils ne voyaient pas que sa vie était au contraire le fruit et l’illustration de son message. Ils préféraient s’opposer à lui plutôt que d’accepter de s’exposer à la vérité de l’Évangile et de permettre à Dieu de les transformer à l’image de Christ.
“Car il a été crucifié à cause de sa faiblesse, mais il vit par la puissance de Dieu ; nous aussi, nous sommes faibles en lui mais nous vivrons avec lui par la puissance de Dieu pour agir envers vous.” (2 Corinthiens 13:4).
Les Corinthiens cherchaient la preuve que Christ parlait au travers de l’apôtre Paul. Ils savaient que Christ était puissant, mais en regardant la vie de l’apôtre, il leur semblait voir le contraire. L’apôtre Paul a donc voulu leur faire comprendre que, si Jésus a manifesté sa puissance au cours de sa vie, quand il a été crucifié, il s’est laissé faire, paraissant faible et sans puissance. Il fait le parallèle entre la faiblesse de Jésus et la sienne, étant prêt lui aussi à accepter de s’humilier et de souffrir pour que le plan de Dieu s’accomplisse.
Jésus a renoncé à son autorité et a été d’accord de tout perdre afin de se soumettre à son Père. L’apôtre Paul, lui, a accepté de souffrir pour Christ et d’affronter épreuves et difficultés pendant son ministère, sachant que la puissance de Dieu et la vie de Jésus se manifesteraient grâce à cela dans son service pour l’église.
Tous les chrétiens ne sont pas persécutés comme les frères et sœurs martyrisés pour leur foi dans certains pays. Mais quand on est faussement accusé et attaqué, uniquement pour sa foi, parce que l’on prend position pour l’Évangile et pour le Seigneur, on peut aussi appeler cela de la persécution.
Je me souviens de moments très difficiles pour l’église et ma famille, il y a quelques années, quand nous avons fait l’objet de fausses accusations, reprises pendant plusieurs semaines en première page des journaux. Ma femme et moi venions tout juste de comprendre le message de la croix, et ce fut un temps de grande épreuve pour notre foi. C’était le moment de marcher selon la lumière reçue. Nous avions un choix, nous mettre à répondre aux accusations et nous justifier, ou alors rester silencieux, pardonner à ceux qui nous calomniaient, prier pour eux et faire confiance au Seigneur. Par la grâce de Dieu, nous avons choisi la deuxième option.
Ce fut un moment très dur à traverser, mais Dieu s’est montré fidèle jusqu’au bout, parce que nous sommes sortis de cette expérience changés et mûris. Quand je regarde en arrière, je bénis le Seigneur pour ces moments, car je crois fortement que ce que notre église vit aujourd’hui est en partie dû au fait que nous avons pris le chemin de la croix dans cette étape importante. Notre Dieu sait comment récompenser ses enfants. Il est si fidèle.
Comme le dit l’apôtre Pierre : “Ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire.” (1 Pierre 4:12), et au verset suivant : “Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ.” Nous devons donc comprendre que la persécution contre le chrétien est quelque chose de normal, et que dans ces moments, nous sommes appelés à nous identifier à Jésus et prendre notre croix.
Bien sûr, il va sans dire, comme le souligne l’apôtre Pierre, que si nous souffrons, ce ne doit pas être pour avoir fait le mal ! Sinon, ce ne serait que les conséquences normales de nos actes (1 Pierre 4:15).
L’apôtre Jacques nous parle lui aussi de la souffrance : “Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien.” (Jacques 1:2-4). Il nous aide à comprendre que les diverses épreuves auxquelles nous devons faire face sont là pour notre affermissement dans la foi et pour notre perfectionnement. C’est une course vers la perfection que nous menons.
Dans 2 Corinthiens 12:7-9, l’apôtre Paul, quant à lui, parle de son “écharde” dans la chair. Il avait demandé au Seigneur de l’en libérer, mais la réponse avait été claire : “Ma grâce te suffit…”. Dans le verset 10, il explique : “C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort.” Il est évident qu’il avait reçu la promesse et l’assurance que la grâce de Dieu se manifesterait dans sa faiblesse. Voilà un serviteur de Dieu qui était heureux de servir Jésus en toutes circonstances ! Il conclut au verset 10 que lorsqu’il est faible, c’est alors qu’il est fort.
Les épreuves de la vie
En tant que chrétien, nous devons comprendre que chacun de nous sera appelé à traverser des épreuves au cours de sa vie. Cela peut être des souffrances physiques ou bien morales : la maladie, des injustices dans notre travail, des problèmes financiers qui perdurent, le chômage, la solitude, l’abandon par notre conjoint, des problèmes familiaux… la liste peut être longue. Il ne faut jamais désespérer, mais être assurés que le Seigneur ne nous a pas oubliés et qu’Il saura nous réconforter et nous relever. Sa grâce sera toujours suffisante pour nous permettre d’avancer.
Évitons, dans ces moments, de nous comparer à d’autres ou d’essayer de comprendre avec notre intelligence les raisons de notre situation ; cela pourrait nous conduire à douter de l’amour de Dieu et de sa fidélité, et même à Lui en vouloir.
Que nous dit l’apôtre Paul dans 2 Corinthiens 4:17-18 ? Que “nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles ; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.” Quel encouragement puissant si nous voulons vraiment nous attarder sur ces versets ! Et c’est là que nous pourrons nous attacher à la grâce du Seigneur, car rien ne peut nous séparer de son amour (Romains 8:35).
Ayons la même attitude, la même espérance que l’apôtre Paul dans nos épreuves et nos souffrances, et vivons ces moments dans le bon esprit, sachant que nous pouvons nous attendre au Seigneur, dans la foi.
Source : Extrait du livre de Miki Hardy – Le défi de la croix – page 46 à 50 – Chapitre X « La croix et la souffrance »
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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