Car un jour de vengeance était dans mon cœur, Et l’année de mes rachetés est venue. Esaïe 63:4
Car un jour de vengeance était dans mon cœur, Et l’année de mes rachetés est venue. Esaïe 63:4
Les nombreux commentateurs et lecteur qui déplorent « l’esprit de haine et de vengeance » de ces versets n’en ont pas saisi la portée. L’introduction est en effet empreinte de noblesse et de dignité. Le décor préfigure celui des prophéties eschatologiques, marquées de scènes de combat (contre le mal), de l’apparition de figures surnaturelles (en règle générale des anges) et de dialogues inédits (souvent énigmatiques).
Ici, le prophète assiste à l’arrivée d’un personnage auguste, venant du sud – Botsra était une ville importante des Edomites, située près du site de Pétra – aux vêtements couverts de sang, qui vient de toute évidence de triompher dans une lutte féroce (v. 1a). Devant le regard interrogateur du prophète, le triomphateur, resté anonyme, raconte brièvement son histoire.
La scène a donné lieu à des interprétations diverses et contradictoires. Les Pères de l’Eglise voient dans le vainqueur Jésus-Christ. Pour Luther, les Edomites symbolisent la synagogue des Juifs, détruite par les Romains en l’an 70 de notre ère. Delitzsch (II, p. 443) estime que ce jugement contre les Edomites fut exécuté par les Maccabées au IIe siècle av. J.-C. ; Nägelsbach (p. 670) en voit l’accomplissement dans la victoire du roi Amatsia sur les Edomites (2 Chroniques 25.5-12), mais ce roi n’avait nullement le profil noble du vainqueur décrit par Esaïe. Il vaut mieux laisser parler le texte que d’émettre des hypothèses arbitraires !
Les premières paroles du Guerrier, « c’est moi qui parle avec justice » (v. 1b, BC : BS ajoute une identification, « dit l’Eternel », absente du texte) soulèvent un premier problème. Plusieurs exégètes proposent de faire de l’expression « avec justice » le sujet du verbe (cf. BJ), mais la préposition s’y oppose. On a suggéré plusieurs autres sens pour remplacer celui de « justice » (« jalousie », « puissance », etc.), mais J.W. Olley (VT, 1983, p. 446-53) opte pour la solution la plus vraisemblable : Dieu épouse la cause de son peuple.
Cette interprétation attire l’attention sur la nature et les actes de l’ennemi qui menace le peuple placé, depuis l’époque de Moïse, sous la protection de Dieu. Il ne s’agit pas d’un adversaire quelconque, mais des Edomites, issus du frère jumeau de Jacob (cf. Genèse 25.21-26). L’hostilité de ces « faux frères » fut, dès le début de leurs rapports avec Israël, intense et tenace (cf. 34.5-15 ; Abdias v. 1-16 ; Ezéchiel 35.5-15 ; etc.).
Qui était mieux placé que le Serviteur, rôle que Jésus-Christ revendique pour lui-même d’après l’évangéliste Luc (Luc 4.16-21), pour assumer la défense d’un peuple qu’il avait racheté en versant son propre sang (cf. 53.3-8) ? « L’année de (ses) rachetés est venue » (v. 3b). C’est le moment de mettre fin à l’oppression du peuple élu (cf. Apocalypse 6.9-11).
La première venue du Messie correspond à « l’année favorable » de 61.2a. Le prophète nous présente déjà l’aboutissement de son œuvre au « jour de vengeance de notre Dieu » (61.2b) lors de son retour en gloire (cf. 1 Thessaloniciens 5.3).
Salut et jugement sont des thèmes quasiment inséparables tout au long de l’histoire du salut depuis la Genèse (élection de Seth, de Noé, de Sem, d’Abraham et de Jacob, rejet de Caïn, des victimes du Déluge, des bâtisseurs de Babel, d’Ismaël et d’Esaü) jusqu’au jugement dernier, en passant par la sortie d’Egypte (salut d’Israël, plaies contre les Egyptiens) et la conquête de Canaan (foyer pour Israël, expulsion des Cananéens). Reculer devant le tableau esquissé par ces versets, c’est remettre en question la révélation que Dieu nous fait de son action dans ce monde.
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