Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Hébreux 4,12
Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles ; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Hébreux 4,12 Commentaires de la Bible Annotée interlinéaire.
L’auteur présente cette description de la parole de Dieu comme un motif de suivre l’exhortation qui précède (car).
Il vient d’appliquer à ses lecteurs plusieurs versets d’un Psaume, qui montraient par des faits que la parole de Dieu, menace aussi bien que promesse, s’accomplit. Il a senti lui-même la puissance divine de l’avertissement donné par le psalmiste de ne pas endurcir son cœur à la voix de Dieu. Cette puissance est celle de toute parole de Dieu, qu’elle ait été prononcée sous l’ancienne Alliance par les prophètes ou le soit sous la nouvelle par Jésus-Christ et ses apôtres. Quel motif de nous empresser d’entrer dans ce repos de Dieu qu’elle nous annonce encore ! (Hébreux 4.11)
Cette description de la parole de Dieu sert ainsi de conclusion à toute la première partie de l’épître (Hébreux 4.13).
La parole de Dieu est vivante et efficace, ou énergique ; vivante comme le « Dieu vivant » (Hébreux 3.12) dont elle procède, comme son Esprit qui agit par elle, et qui par elle crée la vie dans les âmes ; c’est par elle qu’il a appelé à l’existence les choses qui n’étaient pas (Hébreux 1.3) ; efficace, au point que jamais elle ne s’adresse en vain à aucun homme, mais opère en chacun, soit la repentance et le salut, soit la résistance et la condamnation, « odeur de vie pour la vie, ou odeur de mort pour la mort » (2 Corinthiens 2.16).
Grec : Plus acérée que toute épée à deux bouches, selon l’image hébraïque d’après laquelle l’épée dévore (Psaumes 149.6 ; Proverbes 5.4 ; Ésaïe 49.2 ; Apocalypse 1.16 comparer Jérémie 12.12).
La Parole perce cette cuirasse d’illusions, d’orgueil, de subterfuges, d’égoïsme, de mensonge dont l’homme s’enveloppe devant Dieu (comparer Matthieu 7.28 ; Actes 2.37).
Grec : Jusqu’au partage d’âme et d’esprit, de jointures et moelles. Elle pénètre tellement tout l’intérieur de l’homme, qu’elle parvient jusqu’au fond de l’âme, siège des affections, de l’esprit où résident les facultés intellectuelles ; ou pour user d’une figure de langage, elle pénètre jusque dans les parties les plus fortement liées du corps, les jointures, jusqu’à ses parties les plus cachées, les moelles : ainsi la Parole atteint les dernières profondeurs de l’homme, et elle y produit une action qui est indiquée dans les mots suivants.
Le substantif partage nous paraît désigner l’action exprimée par le verbe d’où il dérive et qui signifie : partager, diviser (secondairement : distribuer, d’où le sens de répartition dans Hébreux 2.4). Beaucoup d’interprètes le traduisent par « limite où se séparent ». Mais il a plutôt le sens actif, et ce sens convient mieux à notre passage.
Plusieurs commentateurs, estimant que, si l’on peut, à la rigueur, parler d’une limite ou d’une séparation à opérer entre l’âme et l’esprit, on ne saurait en concevoir entre les jointures et les moelles, sous-entendent un second jusqu’à devant les mots jointures et moelles. Ils traduisent : « jusqu’à la limite de l’âme et de l’esprit, jusqu’aux jointures et aux moelles ». Mais on peut admettre qu’à l’idée précise de limite s’est substituée celle de point central, ou, si l’on donne au substantif employé par l’auteur le sens actif, on peut supposer qu’il désignait seulement, dans sa pensée, l’action de la parole qui pénètre dans les parties les plus secrètes.
Voilà proprement le but de l’action pénétrante de la Parole : elle exerce en l’homme, dès ici-bas, le jugement de Dieu ; elle porte la lumière dans sa conscience ; elle condamne et absout, elle tue et donne la vie (comparer Jean 3.18-19 ; Jean 5.45 ; Jean 9.39 ; Jean 12.48).
Il n’est pas très facile d’établir la nuance qui distingue les pensées des réflexions. Les deux mots signifient pensées dans le Nouveau Testament. Le premier se lit dans Matthieu 9.4 ; Matthieu 12.25 ; Actes 17.29 ; il tiendrait plutôt du sentiment et de la volonté. Le second se trouve dans 1 Pierre 4.1 ; il relèverait plutôt de l’intelligence et désignerait le jugement porté par la raison ou le dessein arrêté par elle.
N’hésitez pas à télécharger l’application gratuite Bible.audio dans votre téléphone
Le Journal Chrétien est 100% gratuit. Faites un don régulier et aidez-nous à poursuivre notre mission.
👉Suivez toute l'actualité du Journal Chrétien sur Google Actualités.
❤️Soutenez-nous sur https://www.jefaisundon.com (CB - PayPal - SEPA).
⚠️ La chaîne Chrétiens TV éditée par le Journal Chrétien est diffusée sur le canal 246 de la Freebox.
✝️Découvrez Bible.audio, plateforme d'étude biblique avec une vingtaine de traductions de la Bible, des commentaires, dictionnaires et lexiques bibliques, etc.
Votre soutien financier nous aidera à :
👍 couvrir les frais de fonctionnement du Journal Chrétien ;
👍 produire des émissions de qualité sur Chrétiens TV pour sensibiliser et encourager ;
👍 améliorer l'application de ressources bibliques Bible.audio ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.
👍 produire des émissions de qualité sur Chrétiens TV pour sensibiliser et encourager ;
👍 améliorer l'application de ressources bibliques Bible.audio ;
👍 transmettre l’héritage spirituel aux générations futures ;
👍 faire rayonner la foi chrétienne dans un esprit d’unité et d’amour.
