Rugby-La France, encore battue par Angleterre, termine 2e du Tournoi des Six Nations féminin
17 mai (Reuters) – Le XV de France féminin s’est de nouveau incliné contre l’Angleterre (43-28) dimanche lors de la cinquième et dernière journée du Tournoi des Six Nations et termine ainsi à la deuxième place derrière son adversaire du jour pour la septième édition consécutive.
Dans cette « finale » du tournoi disputée devant 35.062 spectateurs au stade Atlantique de Bordeaux (Gironde), un nouveau record pour un match féminin de rugby en France, les Bleues ont concédé une 18e défaite de rang face aux invincibles Anglaises et leur première dans cette édition 2026 après quatre succès.
De son côté, l’Angleterre continue de régner sur l’épreuve avec un huitième Grand Chelem consécutif. Les Anglaises n’ont plus perdu dans le tournoi depuis une défaite à Grenoble face à la France en 2018 (18-17).
Malgré le doublé de Pauline Bourdon Sansus, dont l’ouverture du score sur une magnifique action, et les réalisations d’Anaïs Grando et de Rose Bernadou, les Françaises ont subi le réalisme anglais concrétisé par les essais de Sarah Bern et d’Amy Cokayne ainsi que par les doublés de Jess Breach et d’Ellie Kildunne.
« Elles gagnent encore ce soir mais (…) on a construit un groupe en sept semaines avec un nouveau staff, un nouveau groupe, donc je suis très fière des filles », a réagi Pauline Bourdon Sansus sur France 2.
Contrairement à l’an passé, dans un match à l’enjeu identique à Twickenham où les Bleues s’étaient cruellement inclinées d’un point (43-42) malgré un déficit de 24 unités en première période, les Tricolores n’ont pas manqué leur entame de match.
Elles ont cependant dû attendre 14 minutes pour concrétiser leur domination, autant dans la possession que dans l’occupation, grâce à Pauline Bourdon Sansus. La demi de mêlée a conclu une magnifique contre-attaque initiée par la défense d’Ambre Mwayembe et bonifiée par les jambes de Léa Murie.
Mais malgré sa domination et un rythme délirant, l’équipe de France a commis beaucoup trop d’erreurs pour mettre à profit ses incursions dans le camp adverse.
« C’est encore les détails qui font la différence, on perd trop de munitions en début de match sur deux touches. Quand on est dans leur camp, on n’est pas assez cliniques, on ne marque pas », a reconnu Pauline Bourdon Sansus.
Sarah Bern (22e), tout en puissance, et Ellie Kildunne (29e), seule à la suite d’une interception, ont donné l’avantage au score dans la continuité de touches perdues par les Françaises (quatre touches perdues au total).
LE XV DE FRANCE A REPRIS ESPOIR APRÈS LA PAUSE
Dans une fin de première période cauchemardesque pour les Bleues, Jess Breach (36e) et de nouveau Ellie Kildunne (40e+1) ont creusé l’écart en faveur des Red Roses, qui sont rentrées aux vestiaires avec 19 points d’avance (26-7).
Après une pénalité réussie par Zoe Harrison (42e), presque parfaite au pied (6/7), les Françaises ont repris leur travail de domination territoriale et repris espoir.
Anaïs Grando a marqué sur l’aile droite après de nombreux temps de jeu (54e) avant que Pauline Bourdon Sansus ne s’offre, elle aussi, un doublé en perçant le rideau défensif anglais entre les perches (59e).
Revenues à dix unités, les joueuses de François Ratier ont été refroidies par le deuxième essai de Jess Breach (64e), bien servie dans son aile par Ellie Kildunne.
Le carton jaune d’Alexandra Chambon pour un plaquage dangereux à l’entame des dix dernières minutes n’a pas aidé l’équipe de France dans sa tentative désespérée de renverser le cours de la partie.
Amy Cokayne a parachevé le succès des championnes du monde en titre (78e), chambrant le public bordelais au passage. Dans un baroud d’honneur, Rose Bernadou a passé la ligne tout en puissance pour inscrire le quatrième essai tricolore (80e+1), en vain.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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