Les États-Unis veulent que Paris et Berlin libèrent leurs stocks de diesel, menacent d’un embargo
par Kate Abnett, Jarrett Renshaw et John Irish
WASHINGTON/BRUXELLES/PARIS, 1er octobre (Reuters) – L’administration Trump a demandé à l’Allemagne et à la France de libérer une partie de leurs stocks d’urgence de diesel afin de contribuer à faire baisser les prix mondiaux du carburant, Washington menaçant les deux pays européens de se voir priver exportations américaines s’ils ne s’exécutent pas, selon trois sources proches des discussions.
L’Europe est devenue de plus en plus dépendante des carburants américains après avoir interdit les importations russes en raison de l’invasion de l’Ukraine en février 2022 par la Russie.
La guerre déclenchée le 28 février par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran perturbe de son côté les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient.
Cette mise en garde de l’administration américaine marque une intensification de la pression sur l’Europe, même si Donald Trump a déjà évoqué publiquement la possibilité d’une interdiction d’exportation de diesel.
La Commission européenne, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Irlande et la Grande-Bretagne ont discuté ce jeudi de l’éventuelle nécessité de libérer des stocks de diesel, a dit à Reuters un responsable de l’UE.
L’Agence internationale de l’énergie, l’organisme de surveillance énergétique de l’Occident, n’a pas encore demandé à l’Allemagne de puiser dans ses stocks, déclaré le ministère allemand de l’Économie.
La flambée des prix du pétrole à travers le monde ont conduit à des mouvements de protestation dans de nombreux pays.
Aux Etats-Unis cette situation attise le mécontentement des Américains contre le président américain Donald Trump, qui est tombé à des records d’impopularité, ce qui compromet les chances des Républicains de conserver leur majorité au Congrès à l’issue des élections à mi-mandat organisées début novembre.
Washington est particulièrement mécontent de la France et de l’Allemagne, qui, selon des responsables américains, n’ont pas pleinement respecté leurs engagements passés de mettre sur le marché leurs stocks d’urgence de pétrole et de produits pétroliers, comme l’a déjà rapporté Reuters.
Le ministère français de l’Énergie n’a pas souhaité faire de commentaire.
Un responsable de l’Élysée a déclaré qu’Emmanuel Macron et Donald Trump n’avaient pas abordé cette question lors de leur rencontre en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York la semaine dernière.
Toutefois, ce responsable a ajouté que le président américain allait convoquer une visioconférence réunissant les dirigeants des pays du G7 afin d’aborder la hausse des prix des carburants et la disponibilité mondiale des produits raffinés.
Le but de cette réunion serait notamment de coordonner une mise en circulation des réserves en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie.
« Il est dans l’intérêt de l’Europe de collaborer avec les États-Unis alors que nous explorons plusieurs pistes pour renforcer l’approvisionnement en produits raffinés et réduire les coûts pour les consommateurs », a dit à Reuters l’une des sources, un responsable américain.
Une deuxième source, basée dans une capitale européenne, a précisé que les États-Unis avaient demandé à l’Union européenne de libérer 120 millions de barils de diesel au cours des six prochains mois.
(Jarrett Renshaw à Washington, Kate Abnett à Bruxelles et John Irish à Paris, avec la contribution de Forrest Crellin et de Michel Rose à Paris et de Christian Kraemer à Berlin, Version française Benoit Van Overstraeten, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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