JO 2024: Les volleyeurs français conservent leur titre olympique en battant la Pologne en finale
L’équipe de France masculine de volley-ball a conservé son titre olympique acquis trois ans plus tôt en Tokyo en battant la Pologne (3-0) en finale samedi à Paris.
La France est la troisième nation à remporter deux éditions consécutives dans le tournoi masculin après l’Union soviétique (1964 et 1968) et les États-Unis (1984 et 1988). Parmi les sports collectifs tricolores, seuls les handballeurs avaient réussi un tel doublé en 2008 et 2012.
« On est très heureux d’avoir gagné une deuxième médaille d’or de suite. Ça n’avait pas été fait depuis des années, on est en train d’écrire l’histoire », a savouré Barthélémy Chinenyeze.
Face à la Pologne, championne d’Europe en titre, les Bleus se sont détachés rapidement dans la première manche avant d’enflammer le public bouillant de l’Arena Paris Sud 1 dans une fin de deuxième set presque parfaite.
Menés 16-18, les coéquipiers d’un Jean Patry (17 points) en très grande forme ont remporté neuf des onze derniers points pour enfoncer un peu plus les Polonais.
Dans la troisième manche, la France a poursuivi sur sa lancée, portée par un bloc par moments infranchissable et Trévor Clévenot (11 points).
Le service manqué de Wilfredo Leon sur la cinquième balle de match a lancé la liesse partagée du public français avec ses champions.
Dix joueurs sur douze étaient déjà à Tokyo en 2021. Seuls Théo Faure et Quentin Jouffroy ont décroché samedi leur première médaille d’or. « Je pense qu’on a atteint le Graal », s’est réjoui ce dernier, auteur d’une entrée remarquée au service.
Depuis la finale remportée au Japon dans une salle vide en raison du Covid-19, les Tricolores ont connu des échecs (élimination en huitièmes de l’Euro 2021 et en quarts du Mondial 2022) et deux sélectionneurs.
Le Brésilien Bernardo Rezende a succédé à Laurent Tillie après les Jeux olympiques 2021 mais a démissionné pour raisons personnelles sept mois plus tard. L’Italien Andrea Giani, double champion olympique et triple champion du monde en tant que joueur, a alors pris le relais.
Le technicien a remis ce groupe de trentenaires (neuf joueurs sur douze ont plus de 30 ans) sur la voie de leurs premiers succès de 2015 (Ligue des nations et Euro), qui ont ouvert le palmarès international du volley tricolore.
Les coéquipiers d’Earvin Ngapeth (8 points) ont retrouvé leur niveau au meilleur moment en remportant en juin dernier leur quatrième Ligue des nations – une compétition qui réunit les seize meilleures sélections -, sortant la Pologne en demi-finales (3-2).
« Ce groupe a vraiment quelque chose de spécial », a expliqué Earvin Ngapeth. « On aime passer du temps ensemble, on aime souffrir ensemble, on aime aller au bout de la terre pour jouer au volley ensemble. »
Aux Jeux de Paris, après un premier tour conclu avec deux victoires et une défaite, les Français ont renversé l’Allemagne en quarts de finale (3-2) avant de balayer en trois sets l’Italie puis la Pologne, respectivement championne du monde et championne d’Europe en titre.
« C’est une fin parfaite. On n’y aurait pas cru trois semaines plus tôt », a assuré Barthélémy Chinenyeze.
(Reportage de Vincent Daheron, édité par Zhifan Liu et Jean-Stéphane Brosse)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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