Italie-Le président de la fédération de football démissionne après l’échec des qualifications au Mondial
ROME, 2 avril (Reuters) – Le président de la Fédération italienne de football (FIGC) Gabriele Gravina a démissionné jeudi, deux jours après que l’équipe nationale, quatre fois championne du monde, a échoué à se qualifier à la Coupe du monde pour la troisième édition consécutive.
En poste depuis 2018, Gabriele Gravina a été poussé vers la sortie par le gouvernement après la défaite de l’Italie aux tirs au but face à la Bosnie-Herzégovine, mardi, lors du match de barrage (1-1, 4-1 aux t.a.b.) pour le Mondial qui se tient cet été en Amérique du Nord.
La fédération tiendra une assemblée générale extraordinaire le 22 juin pour élire un nouveau président, tandis que Gabriele Gravina a également proposé d’intervenir le 8 avril devant une commission parlementaire pour « faire un rapport sur l’état de santé du football italien », est-il écrit dans un communiqué.
L’ancien gardien Gianluigi Buffon a également annoncé sa démission de son poste de chef de délégation de l’équipe d’Italie.
L’Italie ne s’est plus qualifiée à la Coupe du monde depuis 2014 et n’a remporté qu’un seul match dans la compétition depuis son quatrième titre acquis en 2006 grâce à sa victoire en finale contre la France (1-1, 5-3 aux t.a.b.).
La « Squadra Azzurra » a tout de même remporté son deuxième Euro, en 2021, sous la mandature de Gabriele Gravina. Ce dernier, désormais âgé de 72 ans, avait été élu sans opposition à la tête de l’instance en octobre 2018 pour remplacer Carlo Tavecchio, qui avait démissionné après l’échec de la qualification au Mondial 2018.
Il avait été réélu en 2021 puis de nouveau en février 2025 pour un mandat prévu initialement jusqu’à 2028.
« UN ACTE DE RESPONSABILITÉ »
La position de Gabriele Gravina était devenue intenable ces dernières heures après les nombreuses critiques provenant des médias italiens et de plusieurs figures politiques du pays.
Selon le ministre italien des Sports Andrea Abodi, dans un communiqué publié mercredi, « le football italien doit être refondé », ajoutant que « ce processus [devait] passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC ».
Gabriele Gravina s’était exprimé dès la défaite contre la Bosnie, expliquant qu’il comprenait les appels à sa démission, tout en estimant qu’il existait un lieu approprié pour tirer les conséquences de cet échec. Il a annoncé sa décision au siège de la FICG, à Rome, au début d’une réunion avec les présidents des différentes instances de la fédération.
Plusieurs noms circulent déjà pour lui succéder, parmi lesquels Giovanni Malago, président du comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, ou Giancarlo Abete, président de la FIGC de 2007 à 2014.
Dans la foulée de la démission de Gabriele Gravina, Gianluigi Buffon a présenté la sienne, précisant dans un message sur Instagram qu’il l’avait immédiatement proposée après la défaite contre la Bosnie-Herzégovine mais qu’il lui avait été demandé de prendre le temps de la réflexion.
« Maintenant que le président Gravina a choisi de se mettre en retrait, je me sens libre de faire ce que je considère comme un acte de responsabilité », a écrit le champion du monde 2006.
« Même avec la conviction sincère que j’ai bâti tant de choses au niveau de l’esprit et du groupe avec Rino Gattuso et tous les collaborateurs, en très peu de temps à la disposition de l’équipe nationale, l’objectif principal était de ramener l’Italie à la Coupe du monde. Et nous n’avons pas réussi. »
(Reportage d’Alvise Armellini, version française Vincent Daheron, édité par Benoit Van Overstraeten)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

