Football: Mediapro annonce une médiation avec la LFP, n’entend pas se retirer
Le fondateur de Mediapro, Jaume Roures, a annoncé mercredi un processus de conciliation avec la Ligue de football professionnel (LFP) mais a ajouté que son groupe entendait rester le diffuseur principal du football français, ce qu’il est devenu cette saison.
Mediapro n’a pas versé à la LFP une échéance de 172 millions d’euros qui était due le 5 octobre dernier et a demandé un délai de paiement.
Le groupe espagnol, détenu majoritairement par le fonds chinois Orient Hontai, a remporté en avril 2018 le dernier appel d’offres des droits TV qui l’engage, à compter de la saison 2020-2021 en cours et pour quatre ans, à verser 780 millions d’euros en échange de la diffusion exclusive de 80% des matches de la Ligue 1 et 34 millions d’euros pour la Ligue 2.
Le processus de conciliation devrait durer plusieurs semaines, a précisé Jaume Roures, ajoutant qu’il ne concernait que la saison en cours.
« Le contrat qui lie Mediapro et la LFP est toujours en vigueur, et il est là pour durer ! Mediapro a l’ambition de s’installer durablement dans le paysage du football français, pour permettre au championnat de L1 et aux clubs d’être plus compétitifs », a déclaré Jaume Roures dans un communiqué.
Lors d’une conférence de presse, le dirigeant de Mediapro a estimé ne pas avoir « surpayé » les droits du championnat de France, réaffirmant que les difficultés financières de son groupe s’expliquaient par les conséquences de la pandémie de coronavirus.
Dans son communiqué, le groupe se dit déterminé à « maintenir un montant historique de valorisation » des droits de diffusion du championnat français tout en tenant compte d’un « contexte actuel inédit et imprévisible ».
« Nous maintenons le projet. On savait qu’on ne serait pas rentable la première année, c’est un projet sur quatre ans », a par ailleurs dit Jaime Roures.
« Depuis le mois de juin, on a mis certaines questions (sur la table) à cause du Covid », a-t-il ajouté. « On ne peut pas croire que les choses puissent continuer comme avant, tout doit être en train de changer. »
TELEFOOT COMPTE 600.000 ABONNÉS
Dans une interview accordée le 8 octobre au quotidien sportif L’Equipe, le président de Mediapro avait plongé le football professionnel français dans l’effroi en disant vouloir « rediscuter le contrat de cette saison » du fait de l’impact de la crise sanitaire et de la progression « tiède » des abonnés à Téléfoot.
Cette chaîne nouvellement créée par Mediapro pour diffuser les matches compte désormais 600.000 abonnés sur un objectif de 3,5 millions, a précisé Jaume Roures mercredi.
Le défaut de paiement de Mediapro a eu l’effet d’un coup de tonnerre sur le football français, les clubs ayant déjà intégré la flambée des droits TV dans leurs budgets.
Dans l’immédiat, la LFP a contracté un prêt bancaire pour se substituer à la défaillance temporaire de Mediapro.
Canal+, diffuseur historique du football français qui ne retransmet désormais plus que deux matches par journée de championnat et a notamment perdu l’affiche du dimanche soir, suit de près la situation.
Arnaud de Puyfontaine, le président du directoire de Vivendi, maison-mère de la chaîne cryptée, qui présentait mardi ses résultats financiers, a déclaré qu’il n’était pas surpris par les difficultés du nouvel entrant sur ce marché très concurrentiel.
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

