Cyclisme: Ferrand-Prévot favorite des Mondiaux sur la lancée de son succès au Tour de France
PARIS – Pauline Ferrand-Prévot se présente comme la favorite de la course en ligne des Mondiaux de Kigali, samedi, onze ans après son titre mondial sur la route et dans la foulée de son impressionnant succès au Tour de France Femmes le mois dernier.
La cycliste de 33 ans a changé de dimension au début du mois d’août en devenant la première Française à remporter le Tour depuis la renaissance de la course en 2022 et en succédant à sa compatriote Catherine Marsal, victorieuse en 1990 de l’un des ancêtres de l’épreuve, le Tour de la CEE féminin.
La coureuse de l’équipe Visma-Lease a bike avait surtout largement dominé la concurrence en empochant les deux étapes principales de montagne pour s’imposer au général avec une marge importante sur sa dauphine Demi Vollering (+3’42 »).
Sa performance la place logiquement parmi les favorites de la course en ligne des Mondiaux organisés pour la première fois en Afrique. Pauline Ferrand-Prévot avait pourtant annoncé dans un premier temps qu’elle renonçait à y participer avant de revenir sur sa décision fin août.
« Je me sens très bien », a-t-elle assuré jeudi lors d’une visio-conférence de presse. « Contrairement aux Jeux olympiques, où j’étais fatiguée mentalement après, je continue sur ma lancée et je prends du plaisir à faire toutes ces sollicitations et à remercier le public français qui m’a poussée et m’a donné des ailes lors du Tour. Je ne suis pas usée et fatiguée mentalement. Je suis contente d’être ici. »
Contrairement au Tour de France, auquel elle participait pour la première fois, « PFP » compte déjà un titre mondial sur route obtenu en 2014 à Ponferrada (Espagne). En cas de nouvelle victoire samedi, elle ajouterait un 16e sacre mondial toutes disciplines confondues avec le cyclo-cross, le VTT et le gravel.
Pour la guider vers la victoire, Pauline Ferrand-Prévot pourra compter sur « un collectif vraiment costaud », selon ses mots.
Elle sera entourée par Juliette Labous, Cédrine Kerbaol et Evita Muzic, respectivement 7e, 8e et 10e du Tour de France ainsi que par la championne de France Marie Le Net et Maeva Squiban, lauréate de deux étapes du Tour.
« Cette équipe a fière allure. Il ne faut pas avoir peur de dire qu’on a une équipe favorite sur le papier, à la fois par la complémentarité de toutes les filles et parce qu’on a une athlète qui se dégage un peu du lot et qui s’impose comme une leader naturelle, de par son parcours depuis plusieurs années mais aussi de par sa saison 2025 », a déclaré le sélectionneur Paul Brousse, jeudi, en visio-conférence de presse.
« On a des filles qui brillent au niveau international toute l’année. Collectivement, c’est l’équipe de France la plus forte depuis de nombreuses années », a-t-il ajouté.
Pauline Ferrand-Prévot devrait être l’unique leader de l’équipe de France, a précisé Paul Brousse, même si le choix sera entériné la veille de la course en fonction de la forme et de l’acclimatation rendue compliquée par les conditions : chaleur, humidité, pollution et altitude.
« J’ai hâte de voir ce qu’on peut faire toutes ensembles et voir où ça peut nous amener », a-t-elle dit.
Après son titre de championne olympique de VTT acquis à Paris à l’été 2024, la Rémoise avait fait le choix de revenir sur la route, sept ans après sa dernière saison complète dans la discipline. Son année de reprise est déjà une réussite avec sa victoire sur le Tour et à Paris-Roubaix au printemps.
La championne du monde sera décernée samedi après un parcours de 164,6 km et 3.350 m de dénivelé positif.
(Rédigé par Vincent Daheron, édité par Augustin Turpin)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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