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La sexualité, bête noire des religions

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Bête noire des religions, la sexualité n’a cessé d’être entourée de règles, de tabous et d’interdits. Mais qu’en est-il du plaisir dans les trois monothéismes? (1/4)
Non, les relations sexuelles dans le christianisme, le judaïsme et l’islam ne servent pas uniquement à la procréation. Contrairement à certaines idées reçues, le plaisir sexuel a bel et bien sa place dans les monothéismes, à l’image des poèmes d’amours exprimés dans le Cantique des cantiques, véritable éloge de la sexualité. Or, tout va dépendre du contexte et de la radicalité du courant religieux. «Entre un islam d’interdits et un islam de jouissance, on retrouve toute la panoplie des conceptions de la sexualité que peuvent avoir les musulmans. Et les textes peuvent être interprétés dans un sens comme dans l’autre. Par exemple, dans certains courants de la mystique, l’orgasme est considéré comme une expérience proche du divin», explique Mallory Schneuwly Purdie, maître assistante au Centre Suisse Islam et Société de l’Université de Fribourg et organisatrice de formations sur les questions d’identité sexuelle dans des associations musulmanes en Suisse romande.

Dans le judaïsme, même dans une conception traditionaliste, le plaisir a également sa place. «Dans les courants rigoristes, un homme doit engendrer un garçon et une fille. Mais une fois qu’il les a eus, la contraception est possible et la sexualité dédiée au plaisir», explique François Garaï, rabbin de la communauté juive libérale de Genève qui souligne que donner du plaisir sexuel relève des quatre principaux devoirs d’un homme envers son épouse. Or, si la jouissance est de la partie, dans les trois monothéismes, la sexualité est traditionnellement représentée au sein d’un couple hétérosexuel marié. «Et ce qui sort de ce cadre marital hétéronormatif est considéré comme un péché dans de nombreux courants de l’islam. Cette norme dominante n’est cependant de loin pas adoptée par l’ensemble des musulmans du monde», souligne Mallory Schneuwly Purdie. En effet, les positions religieuses face aux différentes formes de sexualité sont multiples. «Dans les milieux de tendance radicale, l’homosexualité est totalement interdite. Dans les milieux rigoureux, c’est un tabou. Et chez les modernistes, elle est acceptée comme telle, y compris pour les rabbins eux-mêmes», explique François Garaï.

Une relation exclusive

Pour la pasteure et sexologue Nicole Bonnet, plus que le caractère homo ou hétérosexuel d’une relation, c’est la monogamie qui importe dans le christianisme. «Il s’agit d’être dans une relation d’exclusivité à l’image de celle de Dieu avec l’être humain. C’est très compliqué de vivre cette réciprocité du don et de l’amour dans un couple libre ou dans le cadre d’un mariage polygame, comme c’est encore le cas dans certaines communautés chrétiennes en Afrique.» Si la polygamie ne concerne également que de rares cas dans le judaïsme, car elle a été interdite par d’influents rabbins, elle est encore pratiquée dans certains courants de l’islam. «Le texte coranique autorise et limite simultanément la polygamie. En effet, moyennant une équité totale entre les épouses, y compris en ce qui concerne le plaisir sexuel, il est possible pour un homme de se marier à quatre femmes. Si ces conditions ne sont pas applicables, elle sera interdite, à l’instar de certains pays musulmans», explique Mallory Schneuwly Purdie.

Condamner la violence

Mais y a-t-il d’autres interdits? «Le premier interdit est la violence. Les conjoints ont le devoir de se respecter et d’exclure toutes pratiques qui va à l’encontre des attentes de l’autre», insiste François Garaï. «Tout ce qui est hors du consentement, le viol, l’inceste ou encore le ²devoir conjugal² est condamné», insiste la sexologue. Pourtant, les monothéismes donnent souvent l’impression d’édicter des règles strictes qu’il faut absolument respecter. «Les Églises ont souvent mal défini le rôle des interdits. Les règles sont là pour permettre la vie en communauté, elles doivent être expliquées, plutôt que de laisser les gens face à des interdits», ajoute Nicole Bonnet. «La société a perdu la dimension du respect de l’altérité et du consentement, en ne gardant que le négatif de l’interdiction.» Pour le rabbin François Garaï, «les textes sont d’une extrême ouverture, mais cette ouverture ne se retrouve pas toujours dans l’éducation aujourd’hui, et encore moins par le passé.» Un point de vue partagé par la sexologue, qui se dit frappée du grand tabou qui entoure encore la sexualité dans certaines familles.

Reste qu’en matière de sexualité, et malgré une volonté commune aux trois monothéismes de condamner la violence, la femme en a bavé. «Le contrôle du corps des femmes a traversé les siècles», déplore Mallory Schneuwly Purdie. «À l’époque des royaumes d’Espagne, de France ou d’Angleterre, alors que l’Église et le pouvoir fonctionnaient main dans la main, ce contrôle était intimement lié à la question du pouvoir et de la légitimité des lignées royales.» Selon la spécialiste, ce contrôle du corps des femmes et un certain diktat de la féminitude sont intimement liés au fonctionnement des sociétés patriarcales. «La virginité, la ségrégation, la dissimulation des corps, le nom de l’époux comme nom de famille en illustrent encore le fonctionnement.»

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

Chrétiens TV est une chaîne de télévision chrétienne francophone reconnue par l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) et diffusée en continu sur le canal 483 de l’opérateur Free en France ainsi que sur Apple TV, Roku TV, Amazon Fire TV, les applications Chrétiens TV et Free TV (iOS ou Android), les sites Chrétiens TV et https://tv.free.fr
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