USA-La FAA interdit à Boeing d’augmenter la cadence de production des 737 MAX
par David Shepardson, Valerie Insinna et Lisa Barrington
WASHINGTON (Reuters) – L’autorité américaine de l’aviation civile, la FAA (Federal Aviation Administration), a temporairement interdit mercredi à Boeing d’augmenter la cadence de production de ses 737 MAX, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les projets de développement des compagnies et équipementiers aériens mondiaux.
La FAA a justifié cette décision par la nécessité de « garantir la responsabilité (de Boeing) et le respect total des procédures requises de contrôle de la qualité », après la perte en plein vol d’une porte d’évacuation d’un Boeing 737 MAX 9 d’Alaska Airlines au début du mois.
La FAA a indiqué que Boeing pouvait continuer la production des 737 MAX au rythme mensuel actuel mais que l’avionneur ne pouvait pas augmenter cette cadence. Elle n’a pas précisé combien de temps cette injonction perdurerait.
L’autorité de l’aviation civile a ordonné le 6 janvier dernier l’immobilisation de 171 Boeing 739 MAX 9 après l’incident d’Alaska Airlines, qui n’a fait aucune victime.
« Nous n’approuverons aucune demande de Boeing visant à augmenter la production des 737 MAX ou à ouvrir des lignes de production supplémentaires pour ces appareils tant que nous n’aurons pas la certitude que les problèmes de contrôle de la qualité découverts au cours de ce processus ont été résolus », a déclaré l’administrateur de la FAA, Mike Whitaker, dans un communiqué.
L’avionneur américain a déclaré qu’il continuerait à coopérer « pleinement et de manière transparente » avec la FAA et qu’il suivrait les directives de l’agence.
Le titre Boeing perdait 1,9% jeudi dans les échanges en avant-Bourse.
REMISE EN SERVICE
La décision de la FAA pourrait remettre en cause le projet de création d’une nouvelle ligne de production de 737 MAX d’ici la mi-2024 à Everett, dans l’Etat de Washington, qui était jugée nécessaire pour faire face à la demande.
Boeing n’a pas souhaité faire de commentaires quant à un impact éventuel sur cette usine.
D’après une source industrielle, certaines compagnies aériennes pourraient être affectées « de façon significative » par le gel des hausses de production de Boeing alors que les transporteurs renouvellent et augmentent leur flotte face à la forte reprise du tourisme post-pandémie.
United Airlines avait ainsi prévu de recevoir 100 737 MAX cette année.
« Si l’on ne sait pas exactement combien de temps il faudra pour que la FAA soit satisfaite des solutions apportées par Boeing, cela représente un obstacle évident aux projets de montée en puissance », soulignent dans une note parue jeudi les analystes de Jefferies.
« Si le plafond de production devait rester en place pendant une période prolongée, cela représenterait le pire des cas pour le potentiel de part de marché du moteur LEAP, ce qui serait négatif pour Safran », ajoutent-ils.
L’équipementier français produit le moteur d’avion LEAP dans le cadre de sa coentreprise avec General Electric (GE), CFM International.
Safran n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire.
Parallèlement à la restriction de production, la FAA a approuvé un processus d’inspection et de maintenance devant permettre aux Boeing 737 MAX 9 immobilisés depuis le 6 janvier de reprendre du service.
Cela devrait permettre aux compagnies Alaska Airlines et United Airlines, qui ont été contraintes d’annuler des milliers de vols, de remettre leurs avions en service respectivement vendredi et dimanche.
(Reportage Valerie Insinna et David Shephardson à Washington, Lisa Barrington à Seoul et Tim Hepher à Paris; avec la contribution de Rajesh Kumar Singh à Chicago et Sophie Yu à Pékin; version française Camille Raynaud et Blandine Hénault, édité par Jean-Stéphane Brosse)
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