Une application de suivi des personnes contaminées par le Covid-19 ?
Un groupe de scientifiques et d’experts européens en technologie a annoncé mercredi le lancement d’un programme visant à développer en commun une application de suivi des personnes contaminées par le nouveau coronavirus tout en respectant leur vie privée.
Ce groupe composé de 130 chercheurs de huit pays, dont la France, entend lancer d’ici le 7 avril une plate-forme baptisée PEPP-PT (Pan-European Privacy Preserving Proximity Tracing) qui permettra de concevoir des applications ayant recours au « contact tracing ». Cette méthode consiste à retracer l’historique d’un patient malade du Covid-19 et à identifier tous les contacts qu’il a pu avoir dans un pays et ailleurs.
« Notre objectif est de fournir une colonne vertébrale aux composants numériques de base dans la lutte mondiale contre le Covid-19 », a déclaré Hans-Christian Boos, membre d’un conseil consultatif sur le numérique pour le gouvernement allemand et fondateur d’Arago, une entreprise d’automatisation.
La possibilité de suivre plus efficacement des personnes susceptibles d’être contaminées pourrait permettre de lever les mesures de confinement qui affectent grandement l’économie alors que la pandémie a fait à ce stade plus de 851.000 contaminations dans le monde, dont 42.053 cas mortels, selon un décompte de Reuters.
« La plate-forme PEPP-PT ouverte à d’autres intègre un outil de traçage numérique anonyme de proximité qui préserve la confidentialité, qui est totalement conforme au RGPD (règlement européen sur la protection des données) et qui peut également être utilisé lorsque qu’on se déplace entre différents pays. », a-t-il ajouté.
Le RGPD, entré en vigueur en 2018 dans l’Union européenne, fixe des règles très strictes sur le traitement des données personnelles, ce qui rend difficile, par exemple, l’utilisation des données de géolocalisation pour lutter contre le Covid-19.
LA TECHNOLOGIE BLUETOOTH
Pour contourner le problème, la plate-forme PEPP-PT utilisera la technologie Bluetooth des téléphones mobiles dans un cadre anonyme et sur la base du volontariat, ce qui permettra de respecter le RGPD et d’éviter un usage intrusif des données de localisation.
Elle stockera via un cryptage renforcé l’historique des connexions entre les appareils dans le smartphone et non sur serveur central pendant une durée de deux semaines.
Seules les autorités sanitaires locales, considérées comme des tiers « de confiance », seront autorisées à télécharger les données permettant d’informer les personnes susceptibles de contracter la maladie et leur recommander de se placer en isolement.
Cette approche est similaire à celle utilisée par l’application TraceTogether, lancée à Singapour, qui consiste à utiliser la connexion Bluetooth des smartphones pour prévenir une personne qui se rapproche d’un patient testé positif.
La plate-forme PEPP-PT intègrera cependant les codes des différents pays européens, permettant ainsi de suivre un porteur du Covid-19 au-delà de son pays d’origine, a déclaré Thomas Wiegand, directeur de l’Institut Fraunhofer Heinrich Hertz (HHI) de Berlin, lors d’une conférence de presse en compagnie de Marcel Salathe, chef du laboratoire d’épidémiologie numérique de l’Institut suisse de technologie de Lausanne.
D’AUTRES INITIATIVES
Un groupe de startups berlinoises, dirigé par la société de gestion de données Via et la fintech Wefox Group, a déclaré séparément qu’il prévoyait de lancer la semaine prochaine sa propre application de « contact tracing » baptisée Healthy Together. Ce groupe a dit être avec celui du PEPP-PT.
D’après des informations de presse, citant des sources proches du dossier, la Grande-Bretagne, qui a quitté l’Union européenne, est en passe de lancer son propre programme de « contact tracing ». Celui-ci serait mis en oeuvre juste avant ou après la levée des mesures de confinement.
La Russie a décidé le mois dernier de développer un système permettant, via la géolocalisation des téléphones portables, de retracer les déplacements de personnes ayant été en contact avec des patients contaminés par le coronavirus.
D’autres pays comme Israël ont également choisi de collecter des données de géolocalisation dans ce cadre..
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

