Elon Musk offre 43 milliards de dollars pour racheter Twitter et le « transformer »
Elon Musk a proposé de racheter Twitter pour 43 milliards de dollars (39,7 milliards d’euros), en expliquant que le réseau social devait être retiré de la Bourse pour pouvoir relancer sa croissance et devenir une plate-forme dédiée à la liberté d’expression.
« Je crois qu’il est très important qu’il y ait un forum inclusif pour la liberté d’expression », a dit l’entrepreneur, devenu récemment le deuxième actionnaire de la société, dans une interview lors d’une conférence de l’organisme TED à Vancouver, en réponse à une question sur les motivations de son offre.
« Avoir une plate-forme publique dans laquelle les gens ont massivement confiance et qui soit largement inclusive, c’est extrêmement important pour l’avenir de la civilisation », a-t-il ajouté, en jugeant notamment que l’algorithme de Twitter devait être en « open-source ».
L’offre a été formulée dans une lettre adressée mercredi au conseil d’administration de sa cible et rendue publique jeudi.
Le directeur général du constructeur de voitures électriques Tesla et fondateur du groupe aérospatial SpaceX se dit prêt à débourser 54,20 dollars par action Twitter, soit une prime de 38% par rapport au cours de clôture du titre le 1er avril, avant la révélation de son entrée au capital à hauteur d’un peu plus de 9%.
Twitter lui avait ensuite proposé d’entrer au conseil d’administration, ce qu’il avait refusé.
Lors de la conférence TED, Elon Musk a dit ne pas être certain de la réussite de son offre mais a assuré avoir les moyens financiers de la mener à bien.
« J’ai les actifs suffisants. Je peux le faire si c’est possible », a-t-il dit sans fournir de détails.
LES INVESTISSEURS DOUTENT
Les investisseurs ne paraissaient pas convaincus dans l’immédiat.
À Wall Street, l’action Twitter était quasiment inchangée à 45,93 dollars en début d’après-midi à New York après avoir ouvert en nette hausse, alors que l’indice Standard & Poor’s 500 cédait 0,41%.
Certains estiment que l’offre d’Elon Musk ne valorise pas suffisamment Twitter, devenu un outil de communication mondial pour des utilisateurs anonymes ou célèbres, y compris sur le plan politique.
C’est notamment le cas du prince saoudien Alwaleed bin Talal, qui, sur son compte Twitter officiel, rejette l’offre du fondateur de Tesla en se présentant comme l’un des « actionnaires les plus importants et de long terme » du réseau social.
Dans sa lettre, Elon Musk, conseillé par Morgan Stanley, affirme que son offre est ferme et définitive et ajoute qu’en cas d’échec, il reconsidérera sa présence au capital de Twitter.
« Depuis que j’ai effectué mon investissement, j’ai réalisé que l’entreprise ne prospérera pas et ne servira pas cet impératif sociétal dans sa forme actuelle. Twitter a besoin d’être une entreprise non-cotée pour être transformée », écrit-il au président du conseil d’administration, Bret Taylor.
Elon Musk, qui se présente comme un défenseur inconditionnel de la liberté d’expression, a critiqué à de nombreuses reprises les règles de fonctionnement du réseau social et il a lancé récemment un sondage sur Twitter en demandant à ses quelque 80 millions d’abonnés leur opinion sur le respect de la liberté d’expression par l’entreprise.
PILULE EMPOISONNÉE ?
Twitter va étudier l’offre d’achat avec ses banques conseils, Goldman Sachs et Wilson Sonsini Goodrich & Rosati, a-t-on appris de source proche du dossier.
Citant Dow Jones, CNBC rapporte que Twitter envisage d’avoir recours à une « pilule empoisonnée » pour empêcher Elon Musk de grimper trop fortement à son capital.
« Il devrait être difficile de faire émerger un autre acheteur ou groupe d’acheteur et le conseil d’administration de Twitter sera probablement contraint d’accepter cette offre et/ou de lancer lui-même un processus de vente de Twitter », a commenté Daniel Ives, analyste de Wedbush Securities, dans une note à ses clients.
« Compte tenu du montant de la transaction, nous pensons qu’il est concevable qu’une partie des actions Tesla soient vendues tant sa fortune est liée à l’entreprise », explique pour sa part Angelo Zino, analyste financier de CFRA Research.
L’action Tesla perdait 2,43% sur le Nasdaq.
Elon Musk, première fortune mondiale selon un classement établi par Forbes, a vendu à la fin de l’an dernier pour des raisons fiscales environ 10% de sa participation dans le constructeur automobile, pour un peu plus de 15 milliards de dollars.
(Reportage Chavi Mehta et Uday Sampath à Bangalore, avec Greg Romeliotis à New York et Chris Prentice à Washington, rédigé par Anna Driver, version française Marc Angrand et Bertrand Boucey)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

