Atos essuie une perte opérationnelle de 1,7 milliard d’euros au 1er semestre
(Reuters) – Atos a fait état jeudi d’une perte opérationnelle creusée pour les six premiers mois de l’année, plombée par une charge de dépréciation et la faiblesse de la demande pour ses deux activités principales dans les Amérique et en Europe.
À 7h45 GMT à la Bourse de Paris, Atos perdait 4,8%, parmi les pires performances du SBF 120, qui affiche une baisse de 1%.
Il y a eu un ralentissement général de la demande des services informatiques en Amérique, a déclaré Jacques-François de Prest, directeur financier du groupe, lors d’une conférence avec des analystes. En ce qui concerne la demande en Europe, il a mentionné un ralentissement en particulier des commandes du secteur public en Allemagne.
Au premier semestre, Atos a enregistré une perte opérationnelle de 1,70 milliards, contre une perte de 434 millions d’euros sur la même période en 2023.
À la fin du mois de juin, l’entreprise, qui est en pleine restructuration financière affiche une dette nette de 4,22 milliards deuros, contre 2,32 milliards d’euros en 2023.
Le groupe a récemment obtenu 1,67 milliard d’euros de la part de banques et de créanciers pour poursuivre son redressement financier.
Les résultats ont également été affectés par les coûts liés au marketing de grands événements sportifs, tels que les Jeux Olympiques de Paris, lors desquels Atos est responsable de la cybersécurité.
« Je confirme qu’il n’y a pas d’autres cessions à l’étude autres que World Grid et les discussions avec l’État sur le périmètre des activités souveraines sensibles », a ajouté Jacques-François de Prest.
Le nouveau directeur général du groupe, Jean-Pierre Mustier, a déclaré que ses priorités comprenaient la restructuration, la croissance de l’entreprise et le renouvellement de la confiance des clients.
« Je travaillerai sur la mise en place d’une nouvelle gouvernance en vue de la nouvelle structure actionnariale qui sera mise en place lors du closing de l’opération », a-t-il déclaré.
(Rédigé par Pauline Foret avec Olivier Sorgho et Charlotte Bawol, édité par Kate Entringer)
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