Orpea: 2 anciens dirigeants placés en détention provisoire, le plan de sauvegarde approuvé
L’ancien directeur général et l’ancien directeur financier du groupe d’Ehpad Orpea ont été placés en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour abus de confiance, escroqueries, abus de biens sociaux aggravé, blanchiment en bande organisée, et corruption privée, a indiqué le parquet de Nanterre.
Un ancien directeur général délégué aussi mis en cause dans l’enquête a été placé sous contrôle judiciaire, a déclaré le parquet dans un communiqué daté du 29 juin et transmis vendredi à Reuters.
Une enquête préliminaire avait été ouverte après des plaintes déposées par le groupe Orpea en 2022, dénonçant des malversations qui auraient notamment été commises par d’anciens hauts cadres dirigeants.
« A l’issue de plusieurs mois d’investigations, trois anciens dirigeants, l’ancien directeur général, l’ancien directeur financier, un ancien directeur général délégué ont été placés en garde à vue le 27 juin 2023 », a dit le parquet de Nanterre.
Le plan de sauvegarde approuvé par une majorité des parties
Orpea a annoncé mercredi que son plan de restructuration avait été approuvé par une majorité des classes de parties affectées et qu’il serait présenté comme prévu au Tribunal de commerce de Nanterre dans les prochains jours.
Si le tribunal approuve le plan, Orpea pourra finaliser sa restructuration financière dans le courant du second semestre 2023, a ajouté le gestionnaire français d’Ehpad.
Le titre, suspendu mercredi, reprendra sa cotation jeudi matin à l’ouverture des marchés, a précisé Orpea dans un communiqué.
Ce vote est une étape importante dans la restructuration financière du groupe lourdement endetté, dans la tourmente depuis plus d’un an sur fond d’accusations de manquements dans la prise en charge des résidents et malversations financières.
Il devrait permettre la mise en oeuvre d’un accord signé en février avec un groupement d’investisseurs mené par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui prendra le contrôle du groupe, faisant de l’Etat français son principal actionnaire. L’opération entraînera une forte dilution pour les actionnaires.
« Dans la mesure où le projet de plan de sauvegarde accélérée n’a pas été approuvé par l’ensemble des classes de parties affectées à la majorité requise, et dans l’hypothèse où le plan serait arrêté par le Tribunal, les actionnaires existants devraient détenir, après réalisation des augmentations de capital et en l’absence de réinvestissement, environ 0,04% du capital de la Société. La valeur théorique de l’action ressortirait par ailleurs à environ 0,02 euro », a indiqué Orpea.
Sur les 10 classes de parties affectées, 6 ont approuvé le projet de plan de sauvegarde accélérée à la majorité requise (plus des 2/3), 3 autres, dont celle des actionnaires, ont soutenu le projet de plan de sauvegarde accélérée à plus de 50% et la classe des OCEANE a voté à 49,2% en faveur du plan (50,8% contre), a détaillé Orpea.
Faute de majorité requise pour l’ensemble des classes concernées, Orpea sollicitera donc auprès du Tribunal de commerce l’arrêté du plan de sauvegarde accélérée par « application forcée interclasses ».
Ce mécanisme est inclus dans la réforme du droit des entreprises en difficulté de septembre 2021 et prévoit qu’un plan de restructuration qui n’est pas validé par toutes les classes de parties affectées peut néanmoins être approuvé par les administrateurs judiciaires et imposé à une ou plusieurs classes dissidentes.
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


