Rechercher sur le site

Entrez les mots-clés dans la boîte ci-dessous :

Le Journal Chrétien

Un média d’espérance

Inscription à la newsletter

Face à la peur du coronavirus, des Français invoquent le droit de retrait

PARTAGER SUR :

Younes Laggoun, 27 ans, chauffeur de bus pour la société Keolis-Meyer qui dessert le bassin sud de l’Ile-de-France, refuse de travailler depuis le début de la semaine, comme 200 de ses collègues, de peur d’attraper le coronavirus.

Il exerce son « droit de retrait », droit instauré par François Mitterrand au début des années 1980 qui permet à tout salarié de cesser le travail lorsqu’il estime être exposé à « un danger grave et imminent », tout en continuant à être rémunéré par l’employeur.

Les salariés du musée du Louvre ont invoqué ce droit dimanche, entraînant la fermeture de l’institution. Une quarantaine d’enseignants du premier et second degrés de l’Oise, parmi les écoles qui n’ont pas été fermées, ont également choisi de rester chez eux cette semaine.

« Actuellement, on est à plus de 200 cas de coronavirus, ça prend de l’ampleur. (…) Aujourd’hui, on n’est pas en sécurité. On a peur », explique Younes Laggoun, qui est aussi délégué CFDT de l’entreprise.

« J’ai une petite fille de un an qui a des problèmes respiratoires. (…) Si je ramène ça à la maison, je peux dire au revoir à ma fille », ajoute-t-il devant le dépôt de bus.

Keolis-Meyer, qui dessert le coeur de l’Essonne, au sud de Paris, dit transporter plus de 8 millions de voyageurs par an. Près de 90% des lignes de bus de la société sont fermées depuis lundi. Les réseaux des entreprises concurrentes sont aussi perturbés.

Les salariés réclament du gel hydroalcoolique, des masques, des gants et des lingettes désinfectantes. Ils demandent également à ce que les passagers entrent par la porte arrière des bus de façon à isoler la partie avant du conducteur.

A L’APPRÉCIATION DU JUGE

« Le matin, sur une journée, on doit charger par chauffeur une centaine de personnes », explique Younes Laggoun. « On est presque coude à coude avec les clients. »

Les bouteilles de gel hydroalcoolique fournies par la direction ont été jugées insuffisantes par les salariés.

Rien ne garantit pour autant que le droit de retrait sera reconnu. Seul un juge peut apprécier, de manière individuelle, si la décision d’un salarié de cesser le travail est légitime ou non.

« Aujourd’hui, nous n’avons aucun recul jurisprudentiel sur le fait de savoir si une pandémie permet de dire que le droit de retrait est valable ou non. En tout état de cause, un droit de retrait généralisé ne semble pas totalement fondé », dit à Reuters l’avocate Marie-Hélène Bensadoun, spécialisée en droit du travail.

Keolis a fait savoir par communiqué qu’elle mettait en oeuvre les consignes de prévention des autorités publiques dans l’ensemble de ses filiales. « Les ministères de la Santé, du Travail et des Transports ont précisé qu’en cet état de situation, le droit de retrait motivé par le virus Covid-19 n’est pas justifié », dit-elle.

Le secteur des transports a par le passé souvent eu recours au droit de retrait. Des cheminots de la SNCF avaient cessé le travail en octobre dernier à la suite d’un accident ferroviaire dans les Ardennes afin de dénoncer des problèmes de sécurité.

A la RATP, les syndicats attendent de voir comment la situation évolue. La possibilité de cesser le travail n’est pour l’instant pas évoquée ou très peu, dit Arnaud Mocquelet de la CGT.

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), une soixantaine de pays dans le monde ont ratifié la Convention sur la sécurité et la santé des travailleurs qui prévoit un dispositif similaire au droit de retrait français. Mais peu d’entre eux s’en saisissent.

Chrétiens TV


POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?

Le Journal Chrétien est le premier pure-player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet. Il offre au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
Face à l'hégémonie de grands groupes de médias détenus par des milliardaires ou à des multinationales très puissantes, la montée en puissance du Journal Chrétien depuis sa création en 2003 permet aux citoyens d’avoir accès à une information libre de tout conflit d’intérêt.

Le Journal Chrétien est un média :


- Indépendant. Nous ne recevons aucune aide de l’Etat, nous n’appartenons pas un grand groupe ni à une église. De ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons est exempt d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.

- Gratuit. Le Journal Chrétien produit chaque jour des articles, enquêtes et reportages sur les enjeux religieux, économiques, politiques, environnementaux et sociaux qui intéressent un large public. Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde. Nous considérons que s’informer est un droit essentiel, nécessaire à la compréhension du monde et de ses enjeux. Ce droit ne doit pas être conditionné par les ressources financières de chacun.

- Sans publicité.  Nous estimons que la publicité a tendance à distraire le lecteur et à favoriser la surconsommation. Le journal n’affiche donc strictement aucune publicité. Cela garantit l’absence de lien financier avec des entreprises, et renforce d’autant plus l’indépendance de la rédaction.

- Diffusé à la télévision sur le réseau de l'opérateur Free (canal 483) par sa chaîne Chrétiens TV, qui est née avec l'idée de proposer une programmation protestante de référence, en permettant aux chrétiens d'être édifiés dans leur foi par des enseignements émanant des églises enracinées dans la saine doctrine.

Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com

Les commentaires sont fermés.

LES ARTICLES LES PLUS LUS