Cameroun: le pays durcit la riposte contre le trafic de faux médicaments
Cameroun: le pays durcit la riposte contre le trafic de faux médicaments
La lutte contre le trafic illicite de produits pharmaceutiques s’intensifie au Cameroun, au fil de saisies de plus en plus importantes réalisées par les forces de sécurité et les services des douanes. Du Littoral à l’Est, en passant par le Centre, les autorités multiplient les opérations pour tenter d’endiguer un phénomène aux conséquences sanitaires et économiques.
À Douala, dans la nuit de mercredi à jeudi, la Brigade mobile des douanes de Bonabéri a intercepté au poste de contrôle de Bekoko une cargaison de produits pharmaceutiques de contrebande. La saisie porte sur 982 000 comprimés, 156 000 gélules, 25 000 injections et 250 pommades, tous dépourvus d’autorisations et d’origine non contrôlée. Selon la douane, ces produits, jugés de qualité douteuse, étaient destinés aux circuits clandestins de commercialisation.
Dans la région de l’Est, 47 cartons de médicaments dissimulés dans un camion transportant officiellement du savon ont été saisis au poste de contrôle de Ndokayo par les éléments de l’Opération Halcomi III, rapporte la chaîne de télévision privée Vision 4 ce lundi 12 janvier 2026. La cargaison, d’un poids de 940 kilogrammes, illustre la sophistication croissante des réseaux de fraude.
À Yaoundé, un réseau de trafic de faux médicaments a été démantelé il y a quelques jours à l’issue d’une opération conjointe de la Gendarmerie nationale et du ministère de la Santé publique. Des cartons de produits contrefaits avaient été dissimulés dans six magasins situés au sein de concessions familiales, et un suspect a été interpellé.
Vers un durcissement de la riposte
Les faux médicaments exposent les populations à des risques sanitaires majeurs : absence de principe actif, surdosage, substances toxiques, résistance aux traitements, voire décès dans les cas les plus graves. Ils fragilisent aussi la prise en charge de maladies comme le paludisme, les infections bactériennes ou les pathologies chroniques, en rendant les traitements inefficaces. Pour les professionnels de santé, ce trafic alimente la défiance vis-à-vis du système médical et accroît la vulnérabilité des populations les plus pauvres, souvent attirées par des prix bas sans être informées des dangers.
Sur le plan économique, le trafic de médicaments frauduleux prive l’État de recettes fiscales, affaiblit les circuits formels de distribution et pénalise les entreprises pharmaceutiques respectueuses des normes. Il alimente l’économie informelle et peut contribuer au financement de réseaux criminels organisés, avec des effets sur l’insécurité et la corruption.
Réunis le 26 novembre 2025, les membres du Comité national multisectoriel de lutte contre les faux médicaments et le trafic illicite des produits pharmaceutiques ont plaidé pour une approche plus dissuasive, estimant que la sensibilisation seule ne suffit plus. Ils recommandent notamment la multiplication d’opérations « coup de poing » coordonnées entre douanes, forces de sécurité, justice et services sanitaires, afin de frapper les réseaux de manière simultanée et plus efficace. L’objectif affiché est de faire évoluer cette instance d’un cadre stratégique vers une action plus opérationnelle, susceptible de freiner durablement les récidives.
Au-delà des saisies, l’enjeu renvoie à la responsabilité de l’État en matière de protection des citoyens : limiter les risques sanitaires, préserver la crédibilité des institutions de santé et réduire l’impact économique d’un marché parallèle qui s’adapte et se mondialise.
Source: Stopblablacam
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
1. Le Journal Chrétien, un service de presse en ligne reconnu par l’Etat
Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne.
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

