Une bande désorganisée à l’origine de l’attaque sur la présidence, dit le Tchad
par Mahamat Ramadane
(Reuters) – L’attaque déjouée mercredi sur le palais présidentiel du Tchad a été menée par une bande désorganisée d’hommes en état d’ébriété munis de couteaux et de machettes dont l’arrestation n’a posé aucun problème aux forces de sécurité, a déclaré un porte-parole du gouvernement.
Des salves de coups de feu ont été entendues mercredi près du palais présidentiel à N’Djamena alors que l’armée tentait de bloquer certaines rues de la capitale tchadienne. Le gouvernement a ensuite déclaré avoir déjoué une tentative de déstabilisation du pays et avoir récupéré le contrôle de la situation.
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L’attaque a eu lieu dans un contexte tendu au Tchad qui a récemment mis fin à un accord de coopération en matière de défense avec la France après avoir longtemps constitué un allié clé des pays occidentaux dans la lutte contre l’insurrection islamiste au Sahel.
Lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision nationale, le porte-parole du gouvernement Abderaman Koulamallah a déclaré que 24 assaillants, qui semblaient être sous l’influence de l’alcool et de drogues, sont descendus de leurs véhicules à l’entrée du palais présidentiel et ont poignardé les quatre gardes présents, faisant un mort et deux blessés.
Le groupe a ensuite continué son chemin sur une courte distance avant que les gardes n’ouvrent le feu, tuant 18 des assaillants, a ajouté Abderaman Koulamallah. Les six autres ont été arrêtés, a-t-il dit.
Plus de détails seront divulgués par le procureur général mais l’attaque n’est « probablement pas » un acte terroriste, a indiqué Abderaman Koulamallah.
« Il s’agit de personnes provenant d’un certain quartier de N’Djamena, dont je ne divulguerai pas le nom. Ils n’avaient pas d’armes de guerre, leur tentative était désorganisée et complètement incompréhensible ».
La capitale tchadienne était calme jeudi matin, aucun autre coup de feu n’ayant été entendu pendant la nuit.
L’incident de mercredi est survenu alors que le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi, effectuait une visite dans le pays d’Afrique de l’Ouest dans le cadre de la tournée régionale organisée chaque année par Pékin.
Le porte-parole de Wang Yi a déclaré jeudi que la Chine avait pris note des compte-rendus sur l’attaque et que le ministre avait conclu sa visite avec succès.
(Reportage par Mahamat Ramadane, avec Laurie Chen à Pékin, rédigé par Sofia Christensen; version française Pauline Foret, édité par Blandine Hénault)
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