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Venezuela-Les USA capturent Maduro, Trump dit qu’ils vont diriger le pays

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par Idrees Ali et Jasper Ward

WASHINGTON/PALM BEACH, 3 janvier (Reuters) – Les Etats-Unis ont attaqué le Venezuela et capturé son président Nicolas Maduro dans le cadre d’une opération menée dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé Donald Trump, ajoutant que Washington comptait prendre le contrôle du pays temporairement, y compris en y déployant des troupes si nécessaire.

Les États-Unis, qui accusent notamment Nicolas Maduro de trafic de drogue, n’ont pas procédé à une intervention aussi directe en Amérique latine depuis l’invasion du Panama en 1989 pour destituer le chef militaire Manuel Noriega, emprisonné ensuite pendant 20 ans.

« Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions effectuer une transition sûre, appropriée et judicieuse », a déclaré samedi le président américain lors d’une conférence de presse organisée dans sa résidence de Mar-a-Lago, ​en Floride.

« Nous ne pouvons pas prendre le risque que quelqu’un d’autre prenne le pouvoir au Venezuela sans se soucier des intérêts des Vénézuéliens. »

On ignore comment Washington compte désormais procéder. ‍Malgré une opération spectaculaire menée dans la nuit, qui a ⁠provoqué des coupures d’électricité dans une partie de Caracas et permis de capturer Nicolas Maduro ainsi que son épouse Cilia Flores, les forces américaines n’ont aucun contrôle sur le pays lui-même et le gouvernement semble toujours aux commandes.

Une ⁠occupation américaine « ne (…) coûtera pas un centime » aux États-Unis car ceux-ci seront remboursés grâce à « l’argent qui sort du sol », a assuré Donald Trump en référence aux réserves pétrolières du Venezuela, sujet sur lequel il est revenu à plusieurs reprises lors de sa conférence de presse.

MADURO ET SON ÉPOUSE EMMENÉS VERS NEW YORK

Le chef de la Maison blanche a également assuré que le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait été en contact avec la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez, successeur présumée de ​Nicolas Maduro, déclarant qu’elle avait prêté serment et promis de venir en aide aux Etats-Unis. Reuters n’a pas été en mesure de confirmer cet échange et son contenu dans l’immédiat.

Alors que des sources avaient déclaré que Delcy Rodriguez était en Russie, celle-ci s’est exprimée dans l’après-midi à la télévision d’État depuis Caracas en compagnie de son frère, le président de l’Assemblée nationale Jorge Rodriguez, du ministre de l’Intérieur Diosdado Cabello et des ministres des Affaires étrangères et de la Défense.

Lors de cette intervention, elle a déclaré que Nicolas Maduro était le seul président du Venezuela et lancé un appel au calme et à l’unité face à l' »enlèvement » du dirigeant, ajoutant que son pays ne serait jamais la colonie d’une autre nation.

Le renversement de Nicolas Maduro, qui a succédé à Hugo Chavez en 2013 et dirigé le Venezuela d’une main ‌de fer par la suite, ouvre potentiellement une période de vide du pouvoir dans le pays.

Les États-Unis ont accusé le président vénézuélien âgé de 63 ans de diriger un « narco-État » et d’avoir truqué les élections de 2024, tandis que celui-ci a affirmé que Washington voulait ​prendre le contrôle des réserves de pétrole de son pays, les plus importantes au monde.

Donald Trump a précisé que Nicolas Maduro – dont il a publié une photo le montrant apparemment aux mains des forces américaines et les yeux bandés – et Cilia Flores avaient été transportés par hélicoptère jusqu’au navire Iwo Jima, dans les Caraïbes, qui allait désormais les emmener à New York.

UN « TRAVAIL DE L’INTÉRIEUR » ?

La cheffe de file de l’opposition vénézuélienne, la lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, a déclaré sur X que la présidence devait désormais être assurée par Edmundo Gonzalez Urrutia, que l’opposition, Washington et les observateurs internationaux considèrent comme le vainqueur de l’élection de 2024 et dont Emmanuel Macron a déclaré samedi qu’il souhaitait le voir assurer une période de transition.

Donald Trump, mettant en ‌doute la capacité ‌de Maria Corina Machado à diriger le Venezuela, a également déclaré lors de sa conférence de presse que les Etats-Unis étaient prêts à attaquer à nouveau le pays, ajoutant toutefois que cela ​ne semblait pas nécessaire.

Nicolas Maduro a été inculpé en 2020 par un tribunal fédéral américain de narcoterrorisme et d’autres chefs d’accusation pour avoir mis en place ce que les procureurs ont décrit comme un système d’expédition de cocaïne vers les États-Unis par l’intermédiaire d’un prétendu « Cartel de Los Soles ».

« Ils seront bientôt confrontés à la colère de la justice américaine sur le sol américain, dans des tribunaux américains », a déclaré sur X la procureure générale des Etats-Unis, Pam Bondi, au sujet ​de Nicolas Maduro et de son épouse.

Samedi matin, le Venezuela a décrété « l’état d’urgence nationale » et dénoncé une « agression militaire » des États-Unis. Outre la capitale Caracas, des frappes ont eu lieu dans les États de Miranda, Aragua et La Guaira, selon le gouvernement.

Les autorités vénézuéliennes ont affirmé, sans donner de bilan précis, que des civils et des militaires avaient été tués.

Une source proche de l’opposition, qui a demandé à ne ⁠pas être nommée, a déclaré que la destitution de Nicolas Maduro était un « travail de l’intérieur » auquel l’armée a participé.

Des explosions ont secoué Caracas vers 2 heures du matin (0600 GMT) samedi, avec des survols d’avions et des panaches de fumée visibles pendant près 90 ​minutes environ.

« COMME DANS UN FILM »

Un média local allié au parti socialiste au pouvoir a également fait état d’explosions à proximité des bases militaires de Fuerte Tiuna et de La Carlota.

Bien que plusieurs pays d’Amérique latine s’opposent à Nicolas Maduro et affirment qu’il a volé l’élection de 2024, l’action directe de Washington a ravivé les souvenirs douloureux des interventions passées dans la région et suscité de multiples condamnations.

L’action de Donald Trump rappelle notamment la doctrine établie en 1823 par le président James Monroe, qui permettait aux États-Unis de revendiquer une influence en Amérique du Sud.

Les rues du Venezuela semblaient relativement calmes samedi. Des soldats patrouillaient à certains endroits et des pro-Maduro commençaient à se rassembler à Caracas.

D’autres, cependant, exprimaient leur soulagement.

« Je suis heureuse, j’ai douté un instant que cela se produise parce que c’est comme dans un film », a déclaré Carolina Pimentel, commerçante de 37 ans à Maracay. « Tout est calme maintenant, ⁠mais j’ai l’impression qu’à tout moment, tout le monde sera en train de faire la fête. »

Les alliés du Venezuela, à savoir la Russie, Cuba et l’Iran, n’ont pas tardé à condamner les frappes, qu’ils considèrent comme une violation de la souveraineté. Téhéran a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies à mettre fin à une « agression illégale ».

Parmi les grandes nations d’Amérique latine, le président argentin Javier Milei a salué la nouvelle « liberté » ‌du Venezuela, tandis que le Mexique a condamné l’intervention et que le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a déclaré qu’elle franchissait « une ligne inacceptable ».

(Reportage ⁠d’Idrees Ali à Washington avec bureaux de Reuters ; version française Elizabeth Pineau et Benjamin Mallet)

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