La RDC réaffirme son engagement pour une solution pacifique au conflit de l’Est
La RDC réaffirme son engagement pour une solution pacifique au conflit de l’Est
Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) reste fermement attaché à une solution politique et diplomatique au conflit qui sévit dans l’Est du pays, a déclaré mercredi soir à Kinshasa le ministre congolais de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
S’exprimant lors d’un point de presse, M. Muyaya a indiqué que, dans le cadre du processus de paix en cours, un dialogue entre les experts en matière de sécurité représentant le gouvernement congolais et les représentants de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) reprendra « dans les prochains jours » à Doha, au Qatar.
« Ces discussions visent à faire progresser la mise en œuvre de l’accord de paix prévu à Doha », a-t-il précisé, ajoutant qu’elles porteront notamment sur les mécanismes de cessez-le-feu et les mesures de confiance, telles que le traitement des questions humanitaires et la libération des personnes détenues, sous la facilitation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
En juillet, Kinshasa et le M23 ont signé à Doha la Déclaration des Principes, une feuille de route prévoyant le lancement des négociations au plus tard le 8 août et la conclusion d’un accord de paix avant le 18 août, un calendrier déjà dépassé.
Le porte-parole du gouvernement a également évoqué la récente élection de la RDC comme membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, soulignant que Kinshasa entend y promouvoir des priorités telles que la réforme des opérations de maintien de la paix, la justice transitionnelle dans les contextes post-conflit et la bonne gouvernance des ressources naturelles.
Depuis janvier 2025, le M23 a pris le contrôle de plusieurs villes stratégiques, dont Goma et Bukavu, aggravant une crise humanitaire déjà dramatique. Selon les Nations Unies, plus de 27,8 millions de personnes en RDC souffrent d’insécurité alimentaire, et plus de sept millions sont déplacées, souvent à plusieurs reprises.
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