Cameroun/Crise anglophone : Lucas Ayaba Choh restera-t-il encore en prison ?
La réponse sera donnée demain par la justice norvégienne lors d’une audience à l’issue de laquelle Lucas Ayaba Cho sera fixé sur la prolongation ou non de sa détention a-t-on appris.
Le leader séparatiste camerounais de 52 ans, arrêté en septembre dernier par la police norvégienne, a été placé en détention provisoire à Oslo. Le 19 novembre, cette détention provisoire a été prolongée jusqu’au 14 janvier. C’est donc demain que la justice norvégienne doit décider de prolonger ou non cette détention.
Le tribunal de district de Olso, qui a ouvert une enquête contre Lucas Ayaba Cho pour des soupçons d’« incitation à des crimes contre l’humanité », a jusqu’ici jugé utile de garder le séparatiste derrière les barreaux. La procureur Anette Berger a avancé le « risque de falsification de preuves ». Le tribunal craint en effet que Lucas Ayaba Cho influence les déclarations des témoins ou détruire des preuves s’il était libre.
Tout laisse croire que ces raisons demeurent toujours valables. Surtout que la magistrate norvégienne a l’intention d’interroger de nombreux témoins dans plusieurs pays, si on en croit la presse internationale qui a relayé cette affaire. La détention provisoire de Lucas Ayaba Cho pourrait bien être reconduite le temps de cette enquête.
Selon l’ONG internationale Human Rights Watch (HWR), Lucas Ayaba Cho aurait coordonné, depuis la Norvège où il s’était installé, les activités des Ambazonia Defence Forces (ADF). Il s’agit d’un groupe séparatiste armé responsable d’exactions sur les civils.
Les ADF, dont l’objectif est de créer un État indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest secouées par un conflit séparatiste depuis 2017, ont déjà kidnappé des travailleurs humanitaires et tué des opposants présumés, comme le fait savoir HWR. Qui ajoute que les ADF recourent aussi à l’intimidation et à la violence pour empêcher aux élèves et à leurs enseignants d’aller à l’école.
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