GB-La croissance du PIB ralentit moins que prévu au T2
30 septembre (Reuters) – La croissance de l’économie britannique a ralenti moins que prévu au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents, selon les chiffres définitifs publiés mercredi par l’Office national de la statistique (ONS).
Les données, qui montrent une amélioration concernant les finances des ménages et les investissements des entreprises, pourraient apporter un certain réconfort au ministre des Finances britannique, John Healey, en pleine préparation du budget d’octobre.
Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,5% sur la période avril-juin 2026, alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient sur +0,4%, comme en première estimation.
Le PIB était ressorti en hausse de 0,6% au premier trimestre 2026.
Sur un an, la croissance s’est établie à +1,4%, après +1,2% à la même période l’année précédente, au-dessus de la première estimation et des prévisions des économistes interrogés par Reuters.
La Grande-Bretagne a enregistré la croissance économique la plus importante des pays du G7 au premier semestre 2026.
« La révision à la hausse de la croissance du PIB réel au deuxième trimestre (…) suggère que l’économie s’est montrée un peu plus résistante à la hausse des prix de l’énergie au premier semestre que ce que l’on pensait auparavant », commente Ashley Webb, économiste chez Capital Economics.
« Cette résilience pourrait se poursuivre au troisième trimestre, mais nous nous attendons tout de même à ce qu’elle s’estompe au quatrième trimestre, à mesure que la hausse de l’inflation grignote davantage les revenus réels des ménages », ajoute-t-il.
Le revenu disponible réel des ménages par habitant a augmenté de 1,0% en glissement trimestriel au cours des trois mois clos en juin, après une baisse de 0,8% au premier trimestre.
L’ONS a également revu à la hausse la croissance des investissements des entreprises au deuxième trimestre, la portant à un taux annuel de 5,2%, contre une estimation initiale de 0,8%.
DES INCERTITUDES LIÉES AU BUDGET
Le taux d’épargne des ménages a atteint 8,8% au deuxième trimestre, contre 8,6% au premier trimestre (chiffre révisé à la baisse).
Toutefois, Thomas Pugh, économiste chez RSM UK, estime que « les six prochains mois s’annoncent plus difficiles, avec des hausses potentielles des taux d’intérêt, une forte accélération de l’inflation et un nouveau budget prévoyant des hausses d’impôts. Cela pèsera lourdement sur la croissance cet hiver ».
La Banque d’Angleterre a maintenu ses taux d’intérêt à 3,75% en septembre et les investisseurs anticipent une hausse d’un quart de point en novembre, la première depuis le début de la guerre en Iran.
Des données sur la balance des paiements publiées par l’ONS ont montré que le Royaume-Uni avait enregistré au deuxième trimestre un déficit courant inférieur aux prévisions des économistes, à 19,9 milliards de livres sterling (23,25 milliards d’euros) contre un consensus de 24,7 milliards de livres sterling.
Le déficit s’est établi à 1,4% du PIB, son plus bas niveau depuis cinq ans, notamment en raison de la forte croissance des exportations de services.
Pour autant, de nombreux économistes s’attendent à ce que les impôts augmentent de plusieurs milliards de livres dans le budget du 28 octobre, afin d’atteindre ses objectifs de réduction du déficit.
« Dans l’ensemble, la balance courante restera sous pression, car la hausse durable des prix de l’énergie maintient les importations à un niveau élevé », avise Rob Wood, économiste chez Pantheon Macroeconomics.
(Rédigé par Rihab Latrache, avec la contribution de Suban Abdulla et Andy Bruce, édité par Augustin Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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