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USA 2024: Rivaux politiques, manifestants: ceux que Trump a menacé de poursuivre en justice

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par Alexandra Ulmer

(Reuters) – Le républicain Donald Trump, victorieux mercredi de l’élection présidentielle américaine au détriment de la vice-présidente démocrate sortante Kamala Harris, a promis durant la campagne d’ouvrir des enquêtes ou des procédures judiciaires contre un éventail de personnes qu’il a dit considérer comme hostiles.

Rivaux politiques, procureurs ou encore Américains de gauche: tour d’horizon de ceux dans le collimateur de Donald Trump avant son retour à la Maison blanche.

RIVAUX POLITIQUES

Entre sa défaite électorale de 2020, qu’il n’a pas reconnue, et sa victoire quatre ans plus tard pour revenir au pouvoir, Donald Trump a appelé à l’ouverture d’enquêtes visant son rival de l’époque, Joe Biden, et sa vice-présidente Kamala Harris, devenue au cours de l’été la candidate des démocrates.

Donald Trump a aussi exprimé la nécessité d’enquêter sur l’ancien président démocrate Barack Obama, locataire de la Maison blanche de janvier 2009 à janvier 2017, et sur l’ancienne élue républicaine Liz Cheney, l’une des rares figures de premier plan du parti à s’être opposée à Donald Trump. Liz Cheney a notamment apporté cette année son soutien à Kamala Harris.

Au cours d’un rassemblement de campagne en septembre en Pennsylvanie, l’un des sept Etats « pivots » (« Swing States ») considérés comme cruciaux dans la course à la Maison blanche, Donald Trump a accusé Kamala Harris d’être responsable de « la plus grande histoire criminelle de notre époque », en référence aux traversées clandestines de la frontière sud du pays – des flux de migrants survenus aussi bien sous l’administration Trump que sous l’administration Biden.

« Elle doit être destituée et poursuivie en justice pour ses actions », a-t-il alors déclaré, reprochant à la vice-présidente d’avoir échoué dans sa mission de sécuriser la frontière avec le Mexique, même si Joe Biden ne l’a pas formellement chargée de cette question.

Via son réseau social Truth, qu’il a créé après que son compte Twitter a été suspendu à la suite de messages jugés inappropriés au jour de l’attaque contre le Capitole en janvier 2021 (Elon Musk, qui a racheté depuis le réseau social et l’a rebaptisé X, a levée cette interdiction), Donald Trump a demandé que des tribunaux militaires jugent Liz Cheney et Barack Obama.

Lors de sa première campagne présidentielle, en 2016, Donald Trump a régulièrement appelé à des poursuites judiciaires contre sa rivale démocrate à l’époque, Hillary Clinton. Interrogé en octobre dans un entretien à la radio, il a dit s’être ravisé une fois arrivé à la Maison blanche et s’être assuré que Hillary Clinton ne soit pas traduite devant la justice « parce que cela aurait donné une très mauvaise impression ».

MANIFESTANTS

Devant les manifestations pro-palestiniennes dans des campus universitaires à travers le pays pour protester contre l’offensive militaire d’Israël dans la bande de Gaza, Donald Trump a déclaré en juillet à la chaîne de télévision Fox News que quiconque profanait le drapeau américain devait être emprisonné pendant un an.

« Les gens vont dire: ‘Oh, c’est anticonstitutionnel’. Ceux qui disent ça sont des gens stupides », a-t-il ajouté, exprimant le désir de travailler avec le Congrès pour prévoir de telles peines de prison.

Il a aussi déclaré qu’il arrêterait les « voyous pro-Hamas » coupables d’actes de vandalisme, en référence semble-t-il aux étudiants contestataires.

SECTEUR DE LA « TECH »

Pendant la campagne, Donald Trump s’est montré critique à l’égard de Google et de Mark Zuckerberg, le patron de Meta (maison-mère du réseau social Facebook), leur reprochant ce qu’il a décrit comme des interférences électorales numériques.

Il a accusé Meta d’avoir supprimé des contenus qui auraient pu nuire à Joe Biden en vue du scrutin présidentiel de 2020 et a critiqué les dons effectués par Mark Zuckerberg pour renforcer les infrastructures électorales.

« Nous le surveillons de près », a dit Donald Trump à propos du patron de Meta. « S’il fait encore quelque chose d’illégal, cette fois-ci il passera le reste de sa vie en prison », a-t-il ajouté dans un livre dit « de table basse » publié récemment.

Mark Zuckerberg n’a pas répondu publiquement aux menaces de Donald Trump, dont il a par ailleurs souligné l’attitude de « dur à cuire » lors de la tentative d’assassinat l’ayant visé le 13 juillet lors d’un meeting de campagne en Pennsylvanie. Zuckerberg n’a pas apporté de soutien public à l’un des candidats à l’élection présidentielle.

S’agissant de Google, propriété du géant technologique Alphabet, Donald Trump a menacé d’ordonner au département américain de la Justice d’enquêter sur le groupe pour avoir « seulement révélé et montré de mauvaises choses à propos de Donald J. Trump », comme il l’a écrit récemment dans un message sur son réseau social Truth. « Je vais demander des poursuites, aux échelons les plus élevés, si je gagne l’élection ».

Le républicain n’a pas apporté de preuve de ses dires à propos de Google.

Aucun commentaire n’a été obtenu auprès de l’entreprise.

PROCUREURS

Donald Trump et ses alliés républicains ont répété leur envie de poursuivre en justice, de limoger ou d’emprisonner des procureurs à la tête d’enquêtes contre l’ancien magnat de l’immobilier.

Dans un entretien publié en avril dernier par le magazine Time, Donald Trump a déclaré que tout procureur refusant de suivre ses ordres de poursuivre en justice une tierce personne risquerait d’être démis de ses fonctions. « Cela dépendra de la situation », a-t-il dit.

Il a également exprimé son intention de limoger Jack Smith, le procureur fédéral à la tête de l’enquête pénale portant sur les tentatives du républicain pour faire inverser les résultats électoraux de 2020 et sur les documents classifiés qu’il aurait emportés de manière illicite à la fin de son premier mandat.

En avril 2023, dans un discours prononcé après qu’Alvin Bragg, le procureur du district de Manhattan, a obtenu d’un jury qu’il inculpe au pénal Donald Trump – une première dans l’histoire pour un ancien président américain -, Donald Trump a nié toute inconduite et reproché à Alvin Bragg d’être « le criminel ».

« Il doit être poursuivi en justice ou, au minimum, il doit démissionner », a-t-il dit à l’époque.

Steve Bannon, allié de Donald Trump et voix influente du mouvement MAGA (« Make America Great Again », slogan de campagne emblématique du républicain), a appelé à l’emprisonnement d’Alvin Bragg.

(Rédigé par Alexandra Ulmer, avec Tom Hals; version française Jean Terzian, édité par Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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