Roumanie: Les quatre partis pro-européens devraient former le prochain gouvernement
BUCAREST (Reuters) – Les quatre partis pro-européens roumains, en négociations depuis plusieurs semaines, devraient composer le futur gouvernement du pays, a déclaré jeudi le chef de file social-démocrate Sorin Grindeanu à l’issue de discussions avec le nouveau président Nicusor Dan.
Le centriste Nicusor Dan a été élu président de la Roumanie le 26 mai dernier au second tour – après un premier scrutin controversé annulé en décembre dernier – alors que l’extrême droite ne cesse d’étendre son influence dans le pays.
Il doit maintenant nommer un Premier ministre qui aura pour mission de redresser le déficit budgétaire le plus élevé de l’Union européenne. Le futur gouvernement a jusqu’à la fin du mois de juin pour approuver des mesures fiscales, notamment, sous peine de voir la note de crédit de la Roumanie abaissée au dernier échelon de la catégorie investissement.
Le premier choix de Nicusor Dan pour le poste de Premier ministre est le dirigeant du Parti libéral Ilie Bolojan, qui bénéficie également du soutien du parti de centre-droit Union sauvez la Roumanie et du parti ethnique hongrois UDMR.
Mais les sociaux-démocrates, sans lesquels une majorité au Parlement ne peut être atteinte, s’opposent à l’idée de soutenir le leader d’un autre parti pour ces fonctions et ont proposé un poste de Premier ministre tournant, qui n’a pas encore fait l’objet d’un accord, jusqu’aux prochaines élections législatives en 2028.
« Sur la base de ce que nous avons discuté – les mesures économiques et l’accord politique – les choses semblent aller dans une direction correcte et constructive », a déclaré Sorin Grindeanu aux journalistes après des consultations avec Nicusor Dan, ajoutant qu’il voyait 80% à 90% de chances que les quatre partis forment le prochain gouvernement.
La Commission européenne, les agences de notation et des analystes estiment que la Roumanie ne peut réduire son déficit budgétaire sur sept ans à 3% du PIB sans augmenter les impôts.
Nicusor Dan et les quatre partis de la probable coalition se sont montrés réticents à appliquer des hausses d’impôts impopulaires, se concentrant plutôt sur d’éventuelles réductions des dépenses de l’État.
Selon certaines sources, la principale taxe sur la valeur ajoutée pourrait passer de 19% à 21%, hypothèse que rejettent pour l’instant Nicusor Dan et ses alliés.
(Reportage Luiza Ilie ; Mara Vilcu pour la version française, édité par Sophie Louet)
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