Reprise des accrochages entre le Hezbollah libanais et Israël
BEYROUTH (Reuters) – Les accrochages entre le Hezbollah et Tsahal ont repris vendredi à la frontière libano-israélienne, après une accalmie liée à la mort du commandant militaire du mouvement chiite, Fouad Choukr, tué il y a trois jours dans une frappe israélienne à Beyrouth.
Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait déclaré jeudi, en marge des funérailles de Fouad Choukr, que les hostilités reprendraient le 2 août après un temps de deuil.
Il a également prévenu que le Hezbollah préparait « une réponse très étudiée » à l’assassinat de son chef militaire, menaçant Israël de représailles « inéluctables ».
Le Hezbollah a dit avoir tiré un missile antiaérien dans la nuit de jeudi à vendredi en direction d’un chasseur israélien qui se trouvait dans l’espace aérien libanais et a rebroussé chemin. Il a fait également état de deux tirs d’artillerie et de deux tirs de roquettes contre des positions militaires dans le nord d’Israël.
L’armée israélienne a dit dans un communiqué avoir intercepté avec succès une « cible aérienne » en provenance du Liban et visant le plateau du Golan.
Selon les médias libanais, l’armée de l’air et l’artillerie israéliennes ont bombardé plusieurs localités vendredi dans le sud du Liban, au lendemain d’une frappe sur Chamaa qui a tué au moins cinq réfugiés syriens, selon des sources médicales.
Tsahal ajoute avoir « atteint » deux combattants du Hezbollah au Sud-Liban.
Un conflit dit de « basse intensité » oppose le Hezbollah, qui affirme opérer par solidarité avec le Hamas et la population gazaouie, et Israël depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7 octobre dernier.
Les accrochages, parfois meurtriers, se limitent pour l’heure à la zone frontalière libano-israélienne. Les menaces de représailles du Hezbollah laissent craindre que les affrontements ne changent d’échelle.
(Reportage Maya Gebeily, version française Sophie Louet, édité par Tangi Salaün)
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