Vladimir Poutine célèbre l’unité de la Russie, la guerre en Ukraine à peine évoquée
Vladimir Poutine a adressé aux Russes ses voeux pour l’année 2024 et mettant l’accent sur la célébration de l’unité du pays, saluant le courage des soldats qui se battent en Ukraine sans pour autant s’appesantir sur le conflit qu’il a relancé il y a bientôt deux ans.
L’allocution enregistrée et diffusée juste avant minuit dans chacun des 11 fuseaux horaires russes contrastait avec la posture martiale et le ton offensif adoptés en décembre 2022 lorsqu’il était apparu devant plusieurs rangées de soldats. La mise en scène avait suscité les sarcasmes d’observateurs convaincus qu’il s’agissait de figurants.
« A tous ceux qui sont au combat, en première ligne du combat pour la vérité et la justice: vous êtes nos héros. Nos coeurs sont avec vous, nous sommes fiers de vous, nous admirons votre courage », a déclaré dimanche le président russe depuis le Kremlin.
Il n’a toutefois jamais prononcé ni les mots « Ukraine » ni « opération militaire spéciale », l’expression retenue par Moscou pour désigner la guerre conduite en Ukraine.
Avec une opposition réduite à néant, une dissidence muselée, le chef d’Etat est tout à fait certain de remporter le scrutin présidentiel prévu en mars 2024 en dépit des difficultés économiques que traverse le pays.
« Nous avons prouvé une fois de plus que nous pouvions surmonter la plupart des problèmes les plus difficiles et ne jamais reculer parce qu’aucune force ne peut nous diviser », a-t-il dit.
Vladimir Poutine a célébré l’unité et le soutien du peuple russe, « ferme dans sa volonté de défendre ses intérêts nationaux, sa liberté, sa sécurité et ses valeurs ».
« Travailler au bien commun a uni la société », a-t-il ajouté.
« Nous sommes unis dans nos pensées, au travail et dans la bataille, les week-ends et les jours fériés, exprimant les caractéristiques les plus importantes du peuple russe : la solidarité, la compassion et le courage. »
(Reporting by Reuters; Writing by Kevin Liffey; Editing by Hugh Lawson)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.


