Les représentants du sud du Yémen suspendent leur participation à un comité conjoint
Les représentants du Conseil de transition du sud (STC) ont suspendu mercredi leur participation à un comité conjoint chargé de mettre en oeuvre l’accord sur le sud du Yémen conclu avec le gouvernement du pays en novembre dernier sous une médiation saoudienne.
Un responsable du ST basé à Aden a déclaré sous couvert de l’anonymat que cette décision de suspension constituait une protestation face à l’escalade récente des actions militaires des forces gouvernementales dans la province de Shabwa dans le sud-est du pays.
« Nos représentants n’assisteront pas aux réunions avec le comité conjoint chargé de mettre en oeuvre l’accord de Riyad, suite aux offensives militaires récentes lancées par les forces gouvernementales à Shabwa », a déclaré cette source.
« Des forces liées au gouvernement ont organisé une campagne militaire contre des membres de tribus loyales au STC à Shabwa et elles ont continué à étendre l’offensive sur le terrain dans cette région », a-t-il dit.
Dans les zones sud-est de Shabwa, des heurts intenses ont éclaté dans la nuit entre les tribus du STC et les forces gouvernementales, faisant des victimes en nombre encore inconnu dans les deux camps.
Le STC, basé à Aden, a vivement condamné l’opération militaire des forces gouvernementales et menacé de prendre d’autres décisions face à l’escalade militaire à Shabwa, selon cette source locale.
Ce nouvel embrasement des affrontements armés constitue une menace sérieuse pour le succès de l’accord de partage de pouvoir signé à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, pour mettre fin aux tensions dans le sud du Yémen.
L’année dernière, l’Arabie saoudite a convaincu le STC et le gouvernement du Yémen d’organiser des pourparlers de réconciliation, qui ont abouti à un accord sur la formation d’un nouveau gouvernement technocratique comprenant un maximum de 24 ministres.
Toutefois, de nombreux obstacles ont empêché la mise en oeuvre des dispositions de cet accord, y compris l’échec à former un nouveau gouvernement ou à parvenir à une stabilité permanente dans la partie sud du pays.
Les principaux points de l’accord comprenaient également le retour à Aden du gouvernement yéménite en exil et l’unification de toutes les unités militaires sous l’autorité des ministères de l’Intérieur et de la Défense du pays.
L’accord de paix conclu sous médiation saoudienne excluait le mouvement Houthi, un groupe combattant soutenu par l’Iran qui contrôle toujours Sanaa, la capitale du pays, ainsi que d’autres provinces dans le nord de ce pays arabe en proie au conflit.
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