L’Italie adopte un décret visant à mettre un frein aux raves parties illégales
ROME (Reuters) – La Chambre des députés italienne a approuvé vendredi un décret gouvernemental visant à renforcer les sanctions contre l’organisation de raves parties non déclarées.
Le gouvernement de Giorgia Meloni a adopté le décret fin octobre, quelques jours seulement après la prestation de serment de la présidente du Conseil italien, après des plaintes concernant une fête d’Halloween dans le nord de l’Italie.
Les nouvelles règles ont été approuvées par 183 députés contre 116.
En vertu du décret, les personnes qui encouragent l' »invasion » de propriétés pour organiser des fêtes de grande ampleur sont passibles d’une peine maximale de six ans d’emprisonnement et d’une amende allant de 1.000 à 10.000 euros s’il en résulte un « danger concret pour la santé ou la sécurité publiques ».
« Depuis quelque temps, des gens viennent de toute l’Europe pour organiser des rassemblements illégaux avec de la violence, de la drogue (…) parce que nous l’avons autorisé, mais les nations normales ne permettent pas aux gens de dévaster des zones protégées pour s’amuser », a déclaré jeudi Giorgia Meloni lors d’une conférence de presse.
L’opposition a vivement contesté la décision du gouvernement. La coalition gouvernementale a dû convoquer un vote de confiance en début de semaine pour faire adopter la mesure par la Chambre des députés en coupant au débat sur les amendements.
Les partis de gauche, tels que le Mouvement 5 étoiles, estiment que les sanctions sont trop sévères et critiquent également le décret pour avoir inclus une législation sur des questions distinctes, telles que l’abolition des mandats de vaccination COVID-19 pour les médecins plus tôt que prévu.
L’ancienne maire de Turin Chiara Appendino, députée du Mouvement 5 étoiles, a qualifié vendredi le décret d' »abomination » qui, en réalité, « n’a rien ou presque rien à voir avec les rave parties ».
(Reportage d’Angelo Amante ; version française Jean Rosset, édité par Camille Raynaud)
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