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L’Iran s’apprêterait à livrer des missiles balistiques à la Russie-sources

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par Anthony Deutsch, Tom Balmforth et Jonathan Landay

(Reuters) – Des dizaines de militaires russes sont formés en Iran à l’utilisation du système de missiles balistiques à courte portée Fath-360, ont déclaré deux sources de renseignement européennes, qui s’attendent à la livraison imminente de centaines d’armes à la Russie.

Des représentants du ministère russe de la Défense auraient signé un contrat le 13 décembre à Téhéran avec des responsables iraniens pour le Fath-360. Un autre système de missiles balistiques construit par l’Organisation des industries aérospatiales (AIO), propriété du gouvernement iranien, appelé Ababil, ferait partie de l’accord, ont déclaré les deux sources qui ont requis l’anonymat en raison de la sensibilité du dossier.

Du personnel russe s’est rendu en Iran pour apprendre à utiliser le système de défense Fath-360, qui lance des missiles d’une portée maximale de 120 km et dotés d’une ogive de 150 kg, ont dit les responsables, qui citent plusieurs sources confidentielles des services de renseignement.

« La seule étape possible » après la formation serait la livraison effective des missiles à la Russie, a ajouté une des sources.

Moscou possède ses propres missiles balistiques, mais la livraison de Fath-360 pourrait lui permettre d’utiliser une plus grande partie de son arsenal pour des cibles situées au-delà de la ligne de front, tout en employant des ogives iraniennes pour des cibles à plus courte portée, a déclaré un expert militaire.

Un porte-parole du Conseil national de sécurité des États-Unis (NSC) a déclaré que les États-Unis, leurs alliés de l’Otan et leurs partenaires du G7 « sont prêts à réagir rapidement et sévèrement si l’Iran procédait à de tels transferts ».

Cela « représenterait une escalade dramatique dans le soutien de l’Iran à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine », a déclaré le porte-parole.

« La Maison Blanche a mis en garde à plusieurs reprises contre le renforcement du partenariat sécuritaire entre la Russie et l’Iran depuis le début de l’invasion massive de l’Ukraine par la Russie. »

Le ministère russe de la Défense n’a pas répondu à une demande de commentaire.

La mission permanente de l’Iran auprès des Nations unies à New York a déclaré dans un communiqué que la République islamique avait forgé un partenariat stratégique de long terme avec la Russie dans divers domaines, y compris la coopération militaire.

« Néanmoins, d’un point de vue éthique, l’Iran s’abstient de transférer toute arme, y compris des missiles, qui pourrait potentiellement être utilisée dans le conflit avec l’Ukraine jusqu’à ce qu’il soit terminé », précise le communiqué.

La Maison Blanche n’a pas voulu confirmer que l’Iran formait du personnel militaire russe au Fath-360 ou qu’il se préparait à expédier ces armes à la Russie pour qu’elles soient utilisées contre l’Ukraine.

Les deux sources de renseignement n’ont pas donné de délai précis pour la livraison des missiles Fath-360 à la Russie, mais ont indiqué qu’elle serait imminente. Elles n’ont pas fourni d’informations sur l’état d’avancement du contrat Abibal.

Une troisième source de renseignement d’une autre agence européenne a déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles la Russie avait envoyé des soldats en Iran pour s’entraîner à l’utilisation des systèmes de missiles balistiques iraniens, sans fournir d’autres détails.

Cette formation est une pratique courante lorsque l’Iran fournit des armes à la Russie, a déclaré la troisième source, qui a également refusé d’être nommée en raison du caractère sensible de l’information.

Un haut fonctionnaire iranien, qui a requis l’anonymat, a déclaré que l’Iran avait vendu des missiles et des drones à la Russie, mais n’avait pas fourni de missiles Fath-360. Il n’y a pas d’interdiction légale pour Téhéran de vendre de telles armes à la Russie, a ajouté la source.

« L’Iran et la Russie s’engagent dans l’achat mutuel de pièces et d’équipements militaires. La manière dont chaque pays utilise cet équipement relève entièrement de sa décision », a dit le responsable, ajoutant que l’Iran n’avait pas vendu d’armes à la Russie pour qu’elle les utilise dans la guerre en Ukraine.

Dans le cadre de la coopération militaire, les fonctionnaires iraniens et russes voyagent souvent entre les deux pays, a ajouté le fonctionnaire.

« ACTIONS DE DÉSTABILISATION »

Jusqu’à présent, le soutien militaire de l’Iran à Moscou se limitait principalement aux drones d’attaque Shahed, qui transportent des explosifs et sont plus faciles à abattre, car plus lents que les missiles balistiques.

L’agence de presse semi-officielle iranienne Tasnim a déclaré en juillet 2023 que le système avait été testé avec succès par la force terrestre du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

« La livraison par l’Iran d’un grand nombre de missiles balistiques à courte portée à la Russie permettrait d’accroître encore la pression sur les systèmes de défense antimissile ukrainiens, déjà très sollicités », a déclaré Justin Bronk, chercheur Royal United Services Institute (RUSI), un groupe de réflexion sur la défense basé à Londres.

Le ministère ukrainien de la Défense n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Le porte-parole du Conseil national de sécurité a noté que le nouveau président iranien Massoud Pezeshkian « a affirmé qu’il voulait modérer la politique de l’Iran et s’engager dans le monde ». « Des actions de déstabilisation comme celle-ci vont à l’encontre de cette rhétorique », a-t-il affirmé.

Les restrictions imposées par le Conseil de sécurité des Nations unies à l’exportation par l’Iran de certains missiles, drones et autres technologies ont expiré en octobre 2023.

Toutefois, les États-Unis et l’Union européenne ont maintenu les sanctions sur le programme de missiles balistiques de l’Iran en raison des inquiétudes concernant les exportations d’armes vers ses alliés au Moyen-Orient et vers la Russie.

En février, Reuters a fait état d’un renforcement de la coopération militaire entre l’Iran et la Russie et de l’intérêt de Moscou pour les missiles surface-surface iraniens.

À l’époque, des sources avaient déclaré qu’environ 400 missiles balistiques surface-surface à longue portée Fateh-110 avaient été livrés. Mais les services de renseignement européens ont déclaré à Reuters que, d’après leurs informations, aucun transfert n’avait encore eu lieu.

Les autorités ukrainiennes n’ont pas déclaré publiquement avoir trouvé des débris de missiles iraniens pendant la guerre.

(Reportage Anthony Deutsch et Tom Balmforth à Londres, Jonathan Landay à Washington et Parisa Hafezi à Dubaï ; version française Kate Entringer)

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Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


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3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
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