Richemont en discussions pour rejoindre une offre sur le diamantaire De Beers
LONDRES/JOHANNESBURG, 15 octobre (Reuters) – Richemont, propriétaire de Cartier, est en discussions pour rejoindre un consortium qui prépare une offre sur le groupe minier diamantaire De Beers mis en vente par Anglo American et dont la valeur est estimée à environ 1 milliard de dollars (892,38 millions d’euros), a déclaré une source proche du dossier.
L’opération permettrait au groupe suisse de luxe d’exercer une plus grande influence sur un maillon clé de sa chaîne d’approvisionnement, alors que l’industrie du diamant sort d’une période de ralentissement prolongée.
Richemont, qui détient également la maison de joaillerie Van Cleef & Arpels, envisage de rejoindre le Global Diamond Consortium dirigé par l’ancien directeur général de De Beers, Gareth Penny, a déclaré la source à Reuters.
Bloomberg News avait précédemment rapporté ces discussions, citant des sources proches du dossier.
Richemont, valorisé à environ 113 milliards de dollars et disposant d’importantes liquidités, n’était pas immédiatement disponible pour commenter. Anglo American a refusé de commenter.
« Nous considérons que la participation potentielle de Richemont revêt une importance stratégique, mais qu’elle relève davantage de l’image de marque et du positionnement à long terme dans le secteur des diamants naturels que d’un événement financier », ont déclaré les analystes de RBC dans une note.
Toute offre sur De Beers dépendrait également du gouvernement du Botswana, qui dispose d’un droit de préemption, mais n’a pas encore indiqué s’il comptait exercer cette option.
Un porte-parole de la présidence du Botswana a déclaré mardi que le gouvernement ne ferait aucun commentaire tant que la transaction n’aurait pas été conclue et signée. Des responsables ont indiqué cet été qu’un accord devrait être conclu au quatrième trimestre 2026.
UNE LONGUE RECHERCHE D’UN ACQUÉREUR
Anglo American a mis De Beers en vente en mai 2024 dans le cadre d’une restructuration plus large, après la baisse des prix du diamant et la progression des diamants synthétiques.
De Beers possède des activités d’exploitation minière et d’exploration au Botswana, en Namibie, en Angola, en Afrique du Sud et au Canada.
Son activité a pâti de l’essor des diamants de synthèse, nettement moins chers que les diamants naturels et de plus en plus prisés dans le monde.
Johann Rupert, président et actionnaire de contrôle de Richemont, a publiquement réaffirmé son attachement aux diamants naturels dans la joaillerie haut de gamme.
Richemont ne serait pas le premier joaillier de luxe à investir directement dans les mines qui produisent ses diamants. La marque britannique de diamants Graff, par exemple, détient une participation de 14,9% dans Gem Diamonds, propriétaire de la mine de Letseng au Lesotho.
L’action Richemont a largement surperformé le secteur du luxe depuis le début de l’année, portée par la résistance de la joaillerie, dont les produits sont considérés par certains consommateurs comme une réserve de valeur. Le conglomérat du luxe disposait d’environ 9 milliards d’euros de trésorerie nette à la fin du mois de juin, selon les documents financiers.
Selon Bloomberg, les négociations sont bien avancées, même s’il n’y a aucune garantie que Richemont rejoigne le consortium.
Le distributeur américain de bijoux Signet pourrait également se joindre à l’offre, a indiqué Bloomberg. Signet n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
(Reportage Clara Denina à Londres et Olivia Kumwenda à Johannesburg, version française Elena Smirnova; édité par Augustn Turpin)
Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien
Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.
Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain.
Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales.
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