Les violences en mars en région alaouite en Syrie ont fait 1.426 morts, dit la commission d’enquête
BEYROUTH (Reuters) – La commission d’enquête syrienne sur les massacres commis du 6 au 9 mars dans la région côtière de la Syrie, fief de la minorité alaouite, a fait état mardi d’un bilan de 1.426 morts, dont 90 femmes.
Ces violences ont été les pires en Syrie à la suite du renversement en décembre de Bachar al Assad, lui-même issu de la communauté alaouite, et le travail de la commission d’enquête a été perçu comme un test de la capacité du président par intérim Ahmed al Charaa, ancien chef des rebelles islamistes ayant fait chuter le régime Assad, à diriger le pays.
L’une des principales conclusions de cette commission est que les chefs militaires syriens n’ont pas donné l’ordre de commettre des tueries mais ont au contraire ordonné d’y mettre fin.
La commission a établi une liste de 298 suspects d’implication dans des violences contre les alaouites et de 265 autres pour les attaques préalables contre les forces de sécurité, a dit son président Djoumaa al Anzi.
Les noms de ces suspects ne seront pas rendus publics pour l’instant mais ont été transmis à la justice pour des enquêtes complémentaires, a dit un porte-parole, Yasser Farhan, ajoutant que 31 personnes avaient été arrêtées.
Les violences ont commencé le 6 mars par des attaques contre les forces de sécurité stationnées dans la région, où les institutions publiques, notamment les hôpitaux, ont rapidement cessé de fonctionner, faisant de fait basculer des territoires entiers hors de tout contrôle gouvernemental, a dit ce porte-parole.
La commission a recensé 238 morts dans les rangs des forces de sécurité lors de ces attaques, commises par des partisans de l’ancien régime de Bachar al Assad, a-t-il ajouté.
En représailles, environ 200.000 hommes armés venus du reste de la Syrie se sont déployés dans la région côtière, près de la Méditerranée, a-t-il poursuivi.
Cette arrivée massive de combattants a entraîné de nouvelles violences telles que des meurtres, des vols et des appels à la haine religieuse, « généralisées mais pas organisées », selon la commission d’enquête.
Yasser Farhan a souligné que les membres de la commission avaient pu bénéficier de la pleine coopération des forces gouvernementales durant leurs travaux.
(Maya Gebeily et Timour Azhari, rédigé par Tala Ramadan, version française Bertrand Boucey, édité par Augustin Turpin)
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