Le Sri Lanka suspend provisoirement le paiement de sa dette extérieure
par Jorgelina do Rosario et Uditha Jayasinghe
COLOMBO/LONDRES (Reuters) – La banque centrale du Sri Lanka a déclaré mardi qu’il était devenu « difficile et impossible » de rembourser la dette extérieure du pays, alors qu’elle tente d’utiliser ses réserves de changes baissières afin d’importer des produits essentiels comme le carburant.
Les réserves de l’île ont chuté de plus des deux tiers au cours des deux dernières années, les réductions d’impôts et la pandémie de COVID-19 ayant durement touché son économie dépendante du tourisme et mis en évidence la mauvaise gestion gouvernementale.
« Nous en sommes arrivés à un point où le paiement de la dette est difficile, voire impossible », a déclaré aux journalistes le gouverneur de la Banque centrale du Sri Lanka, P. Nandalal Weerasinghe. « Nous devons nous concentrer sur les importations essentielles et ne pas avoir à nous soucier de la dette extérieure. »
Le gouverneur a déclaré que la suspension des paiements se ferait jusqu’à ce que le pays parvienne à un accord avec ses créanciers et à l’obtention de prêts d’urgence avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI).
Le montant de la dette extérieure due cette année s’élève à environ quatre milliards de dollars, et une obligation souveraine internationale d’un milliard de dollars arrivera à échéance en juillet.
« C’est un défaut de paiement. C’était inévitable », a déclaré Murtaza Jafferjee, directeur général de la société de courtage J.B. Securities, précisant que la décision du Sri Lanka couvre environ 25 milliards de dollars de dettes bilatérales et commerciales, dont les obligations internationales représentent environ la moitié.
Les obligations souveraines du Sri Lanka libellées en dollars ont enregistré des gains mardi, avec les émissions à plus long terme en hausse de plus de 1 centime de dollar, selon les données de Tradeweb..
(Écrit par Devjyot Ghoshal et Krishna N. Das; version française Dina Kartit, édité par Sophie Louet)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



