Le sommet du G20 en Afrique du Sud adopte une déclaration malgré le boycott américain
par Tim Cocks et Nqobile Dludla
JOHANNESBURG (Reuters) -Les dirigeants du G20 réunis en Afrique du Sud ont adopté samedi une déclaration sur la crise climatique et d’autres défis mondiaux, rédigée sans la participation des États-Unis, une décision qualifiée de « honteuse » par un responsable de la Maison blanche.
Le texte, dont Washington conteste la formulation, « ne peut pas être renégocié », a déclaré le porte-parole du président sud-africain Cyril Ramaphosa, reflétant les tensions avec l’administration Trump. « Nous avons travaillé toute l’année pour cette adoption et la semaine écoulée a été particulièrement intense », a indiqué Vincent Magwenya.
Cyril Ramaphosa, hôte du sommet à Johannesburg, avait affirmé plus tôt qu’il existait un « consensus écrasant » pour une déclaration finale. Mais à la dernière minute, l’Argentine, dont le président Javier Milei est un proche allié de Donald Trump, s’est retirée des négociations, ont indiqué des responsables sud-africains.
« L’Argentine, bien qu’elle ne puisse approuver la déclaration (…) reste pleinement engagée dans l’esprit de coopération », a pourtant déclaré son ministre des Affaires étrangères Pablo Quirno, évoquant des réserves sur la manière dont le texte traite le conflit au Moyen-Orient. Le document mentionne une fois « le Territoire palestinien occupé ».
Les émissaires du G20 ont rédigé vendredi un projet sans les États-Unis, ont indiqué quatre sources. « Il est honteux que le gouvernement sud-africain tente de s’écarter de la pratique du consensus », a déclaré un haut responsable américain.
Le texte insiste sur la gravité du changement climatique, salue des objectifs ambitieux pour les énergies renouvelables et évoque le poids de la dette des pays pauvres, des formulations rejetées par Washington.
Cyril Ramaphosa a déclaré en ouverture: « Nous ne devons rien laisser diminuer la valeur et l’impact de la première présidence africaine du G20 ». Donald Trumpavait annoncé que les États-Unis n’assisteraient pas au sommet, invoquant des accusations infondéesq de persécution de la minorité blanche par le gouvernement sud-africain.
Le sommet intervient dans un contexte de tensions sur la guerre en Ukraine et de négociations climatiques difficiles à la COP30 au Brésil. « La diversité du G20 présente parfois des défis, mais elle souligne aussi l’importance de trouver un terrain d’entente », a déclaré Maki Kobayashi, secrétaire aux affaires publiques du cabinet japonais.
Donald Trump a dénoncé l’agenda du pays hôte visant à aider les nations en développement à s’adapter aux catastrophes climatiques et à réduire leurs coûts de dette. « Ce G20 n’est pas centré sur les États-Unis », a répliqué le ministre sud-africain des Affaires étrangères Ronald Lamola. « Ceux qui sont ici ont décidé de la direction à suivre ».
En signe des fractures géopolitiques, Ursula von der Leyen a mis en garde contre « l’instrumentalisation des dépendances », allusion aux restrictions chinoises sur les terres rares. Les États-Unis accueilleront le G20 en 2026. Pretoria a refusé de remettre la présidence à un simple chargé d’affaires américain, qualifiant cela de « violation du protocole ».
Emmanuel Macron a salué l’événement comme une étape majeure pour l’Afrique: « Ce sommet du G20 est une première puisque c’est la première fois qu’un G20 se tient sur le continent africain. (…) Cela vient consacrer une réforme que la France a beaucoup poussée ces dernières années : donner un siège permanent à autour de la table du G20 à l’Union africaine « .
Le président français a aussi insisté sur la portée des engagements: « Alors qu’il y avait beaucoup de menaces, de craintes, qu’il ne puisse pas y avoir de déclaration, une déclaration à 19 a été établie (…) et il n’y a pas de recul sur les éléments de ce G20, qu’il s’agisse du climat de cadre pour gérer la dette ».
(Reportage Tim Cocks, Nqobile Dludla, Anathi Madubela, Alexander Winning, Nellie Peyton, Sfundo Parakozov et Sisipho Skweyiya; version française Claude Chendjou)
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