La marine russe va se doter de missiles hypersoniques, annonce Poutine
SAINT-PETERSBOURG, Russie (Reuters) -Vladimir Poutine a annoncé dimanche que la marine russe allait recevoir dans les prochains mois des missiles de croisière hypersoniques Zircon et ajouté, sans mentionner l’Ukraine, que leur zone de déploiement dépendrait des intérêts de la Russie.
S’exprimant lors d’une parade organisée à Saint-Pétersbourg à l’occasion du Jour de la Marine, le président russe a dit avoir signé une nouvelle doctrine navale, un document de 55 pages ciblant les Etats-Unis comme grands rivaux de la Russie.
La nouvelle doctrine affirme la volonté de faire de la Russie une « grande puissance maritime » sur toutes les mers du globe et définit comme principales menaces « la politique stratégique des Etats-Unis visant à dominer les océans » et l’expansion de l’Alliance atlantique vers les frontières russes.
Sans citer explicitement l’Ukraine, que les forces russes ont envahie en février dernier, le texte dit envisager un « renforcement global de la position géopolitique de la Russie » en mer Noire et en mer d’Azov.
L’océan Arctique, que Washington accuse Moscou de vouloir militariser, est également mentionné comme une zone particulièrement importante.
La Russie compte 37.650 kilomètres de côtes, des rives de la mer du Japon à celles de la mer Blanche, de la mer Noire ou de la mer Caspienne.
Qualifiant les missiles Zircon d’uniques au monde, Vladimir Poutine a déclaré que leur livraison aux forces armées russes commencerait dans les prochains mois.
« La frégate Amiral Gorchkov sera la première à mener ses missions de combat avec ces redoutables armes à bord », a dit le chef du Kremlin.
« La marine russe est capable de répondre à une vitesse foudroyante à quiconque décide d’enfreindre notre souveraineté et notre liberté », a-t-il ajouté.
Les missiles hypersoniques peuvent se déplacer à une vitesse neuf fois supérieure à celle du son. La Russie a effectué au cours de l’année écoulée plusieurs tirs d’essais de missiles Zircon depuis des navires de guerre et sous-marins.
(Reportage Reuters, version française Jean-Stéphane Brosse)
Le Journal Chrétien est un média indépendant financé par des chrétiens comme vous, en accès libre, sans subventions ni publicité. La générosité de la communauté chrétienne garantit notre indépendance.
Aujourd’hui, une poignée de chrétiens rendent possible une information indépendante accessible gratuitement à des millions de personnes sur nos sites, nos applications et notre chaîne de télévision chrétienne.
Chaque article, chaque émission, chaque reportage, chaque enquête existe uniquement grâce à votre générosité. C’est ce qui nous permet de répondre à l’immense soif spirituelle de nos contemporains et ce, avec une exigence de qualité journalistique reconnue, et de donner la parole à ceux qu’on n’entend jamais ailleurs.
Mais aujourd’hui, nous arrivons à un moment décisif. Partout, les médias indépendants sont fragilisés, attaqués, précarisés. Pendant que quelques grandes fortunes verrouillent toujours davantage le paysage médiatique, les médias chrétiens et tous ceux qui refusent de se soumettre sont maintenus sous pression permanente.
Le Journal Chrétien et sa chaîne Chrétiens TV, diffusée sur le canal 246 de la Freebox, n’échappent pas à cette réalité. Oui, nos médias chrétiens pourraient disparaître si nous ne parvenons pas à toucher de nouveaux donateurs dans les prochains mois.
Je soutiens le Journal Chrétien !
Au moment où les milliardaires étendent leur emprise sur l’information, nous pensons au contraire qu’il faut plus de travail de terrain, plus de reportages, plus d’enquêtes, plus de pluralisme, plus de médias chrétiens capables de résister aux pressions religieuses, politiques et économiques. C’est pour cela que nous lançons un appel à la communauté chrétienne.
La question est simple : voulons-nous laisser mourir les médias chrétiens et laisser la presse ainsi que la télévision aux mains des grands groupes privés ?
Si vous lisez les articles du Journal Chrétien, regardez nos émissions sur Chrétiens TV, partagez nos contenus dans les réseaux sociaux ou pensez qu’une autre voix doit continuer d’exister dans le débat public, alors c’est maintenant qu’il faut agir.



