La Cour suprême autorise la vérification des listes électorales voulue par Trump
par John Kruzel
WASHINGTON, 25 septembre (Reuters) – La Cour suprême des Etats-Unis a donné raison vendredi à l’administration de Donald Trump en autorisant à nouveau l’utilisation d’une base de données fédérale élargie pour vérifier la citoyenneté américaine des électeurs inscrits, malgré le risque que cette mesure prive de droit de vote des milliers de personnes éligibles.
A quelques semaines des élections de mi-mandat, le 3 novembre, les juges, majoritairement conservateurs, ont tranché en faveur du département de la Justice qui avait requis l’annulation d’une décision de première instance en juin dernier, confirmée en appel en septembre, visant à empêcher l’utilisation du système SAVE (Systematic Alien Verification of Entitlements) pour gérer les listes électorales.
Le système SAVE, utilisé à l’origine pour les prestations sociales, a été profondément remanié l’an dernier par le département de la Sécurité intérieure (DHS), intégrant des données de multiples sources fédérales.
Plusieurs Etats républicains s’en sont servis pour comparer ces informations à leurs listes électorales et ont rayé de ces listes de possibles « non-citoyens ».
Dans sa décision, approuvée par la majorité des six juges conservateurs contre l’avis des trois juges dits libéraux, la Cour suprême déclare que la législation fédérale autorise expressément le DHS à requérir et recevoir des informations relatives à la citoyenneté et au statut d’immigration de la part d’autres agences, dont l’administration de la sécurité sociale.
Les adversaires de cette pratique estiment que les républicains sont moins préoccupés par l’intégrité du scrutin que par la volonté de cibler des catégories d’électeurs plus enclines à voter pour les démocrates.
Des groupes de défense des droits ayant saisi la justice contre ce système SAVE révisé soulignent que des Américains identifiés par erreur comme non-citoyens ont été rayés des listes contre leur gré. SAVE n’est pas forcément à jour, font-elles valoir, des immigrés naturalisés étant parfois étiquetés comme non-citoyens.
Dans le document déposé auprès de la Cour suprême, ces groupes citent notamment un responsable électoral du comté de Travis, au Texas, qui a indiqué que 25% des cas de non-citoyens identifiés par le système dans ce comté concernaient des personnes ayant déjà prouvé leur citoyenneté américaine. Ils mentionnent également des articles de presse révélant qu’au moins 81% des résultats fournis par le système dans le comté de St. Louis, dans le Missouri, étaient erronés.
Le taux d’erreur de ce nouveau système n’est pas connu. Interrogés à ce sujet, les départements de la Sécurité intérieure et de la Justice n’ont pas donné suite.
Dans son avis dissident, la juge libérale Ketanji Brown, rejointe par ses deux collègues progressistes, écrit que « le préjudice causé en imposant des contraintes ou en privant de leurs droits ne serait-ce qu’un petit nombre d’électeurs légitimes l’emporte sur le préjudice inexistant que subit le gouvernement lorsqu’il est empêché d’entreprendre une action pour laquelle il ne dispose vraisemblablement pas de l’autorité nécessaire ».
(Jean-Stéphane Brosse pour la version française)
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Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !
Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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