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Intense répression en Iran, des miliciens déployés dans les régions kurdes

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DUBAI (Reuters) – L’Iran a déployé des miliciens bassidji pour réprimer les manifestations qui embrasent les régions à majorité kurde dans le nord-ouest du pays depuis la mort de Mahsa Amini il y a près d’un mois, ont déclaré des sources à Reuters.

Sept personnes – quatre membres des forces de sécurité et trois manifestants – ont été tuées dans la nuit de mercredi à jeudi lors de manifestations à Sanandaj, chef-lieu de la province du Kurdistan iranien, Kermanshah et Mahabad, selon l’organisation locale de défense des droits de l’Homme Hengaw.

La colère déclenchée dans tout le pays par la mort le 16 septembre de Mahsa Amini, une jeune Kurde iranienne de 22 ans, après son arrestation par la police des moeurs pour port non réglementaire du voile islamique, ne faiblit pas malgré la répression, qui a fait quelque 200 morts selon les groupes de défense des droits.

La mort de plusieurs adolescentes présumées tuées pendant des rassemblements de protestation a encore renforcé la mobilisation.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, que Reuters n’a pu être en mesure d’authentifier, montrent des miliciens bassidji frappant des protestataires dans les régions kurdes.

Deux sources à Sanandaj ont dit à Reuters que des Bassidji avaient attaqué des manifestants aux côtés d’unités de la police anti-émeutes.

Un témoin a également déclaré à Reuters que des centaines de policiers anti-émeutes et de miliciens bassidji avaient été transférés d’autres provinces iraniennes pour affronter les protestataires.

« Il y a quelques jours, des Bassidji de Sanandaj et Baneh ont refusé d’obéir aux ordres et tiré sur les gens », a dit ce témoin. « A Saqez, la situation est pire. Ces Bassidji tirent sur les gens, les maisons, même si ce ne sont pas des manifestants. »

Les Bassidji, des volontaires qui constituent une force paramilitaire dépendant du corps d’élite des Gardiens de la révolution, pourraient se compter en millions, avec un million environ de membres actifs, selon les experts.

Même si le mouvement déclenché par la mort de Mahsa Amini perdure depuis bientôt quatre semaines, les autorités iraniennes ont déjà maté des périodes de contestation bien plus longues, notamment le soulèvement de 2009 contre la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad qui a duré près de six mois avant de prendre fin.

DES DIZAINES D’ARRESTATIONS

A Sanandaj, a déclaré une source à Reuters, des centaines de policiers ont été déployés et des unités anti-émeutes ont fouillé des habitations et arrêté des dizaines de jeunes gens ces dernières heures.

« Nous avons aussi des informations en provenance de Baneh et Saqez. Ils ont arrêté des dizaines de jeunes depuis hier, y compris des adolescents », a ajouté cette source qui a souhaité rester anonyme pour des questions de sécurité.

L’organisation Hengaw a fait état de confrontations violentes entre forces de sécurité et manifestants dans dix villes mercredi soir.

A Kermanshah, deux personnes ont été tuées par des tirs à balles réelles des forces de l’ordre. Hengaw a posté la photographie du corps d’un jeune homme de 18 ans, l’une des victimes selon elle. Trois membres des forces de sécurité ont également été tués dans la ville, et une quarantaine d’autres blessées, a ajouté l’organisation.

Un quatrième membre des forces de sécurité a également été tué à Mahabad, et un manifestant a péri sous les balles des policiers à Sanandaj, a-t-elle encore précisé.

Les autorités iraniennes, qui démentent que les forces de sécurité tirent sur les protestataires, évoquaient jusqu’ici un bilan d’une vingtaine de membres des forces de l’ordre tuées depuis le début de la contestation.

La tension est particulièrement vive dans les régions kurdes qui aspirent à l’autonomie et se sentent depuis longtemps marginalisées. Le gouvernement iranien impute la violence à des dissidents kurdes dont des bases en Irak ont été bombardées à plusieurs reprises par les Gardiens de la révolution.

Dans tout le pays pourtant, les manifestants appellent à l’unité contre le régime et à la chute du guide suprême de la Révolution, Ali Khamenei. De nombreuses femmes participent aux rassemblements pour exprimer leur rejet du strict code vestimentaire imposé par les mollahs.

Dans les colonnes du quotidien Ettela’at, un conseiller de Khamenei, l’ancien président du Parlement Ari Larijani, s’interroge ouvertement sur la pertinence de l’intervention du gouvernement concernant le port du voile.

« Si 50% des femmes de notre pays ne portent pas totalement le hijab, alors la police ne devrait pas être impliquée », dit-il. « La question est celle-ci : le gouvernement doit-il intervenir sur de tels sujets ? »

Le chef de l’appareil judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a de son côté ordonné que des peines sévères soient prononcées à l’encontre des « principaux meneurs des émeutes ».

Selon les médias officiels, « plusieurs » personnes interpellées durant les manifestations ont été inculpées. Les organisations des droits de l’Homme évaluent à des milliers le nombre de personnes arrêtées.

(Rédaction de Dubaï, version française Jean-Stéphane Brosse)

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