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Embargo américain sur les hydrocarbures russes

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Le président américain Joe Biden a annoncé mardi que les Etats-Unis interdisaient les importations de pétrole et de gaz russes, une décision majeure dans le cadre des efforts des Occidentaux pour accentuer la pression internationale contre le président russe Vladimir Poutine face à l’invasion sanglante de l’Ukraine.

« La Russie pourrait continuer à accentuer ses avancées avec un coût horrible, mais une chose est déjà claire: l’Ukraine ne sera jamais une victoire pour Poutine. Poutine pourrait être capable de prendre une ville, mais il ne sera jamais en mesure de contrôler le pays », a dit Joe Biden devant des journalistes à la Maison blanche.

Jusqu’alors, le secteur énergétique de la Russie, premier exportateur mondial de pétrole et de gaz naturel, avait été épargné par les sanctions occidentales, ce qui n’avait pas empêché une flambée sans précédent des cours du brut sur les marchés mondiaux, qui s’est encore amplifiée avec l’annonce de Washington.

Une décision similaire a été prise par la Grande-Bretagne, qui a fait savoir qu’elle arrêterait ses importations de produits pétroliers russes d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, la major britannique Shell a annoncé qu’elle renonçait à acheter du pétrole russe.

Des enfants arrivent d’Ukraine à Berlin. Pendant que la pression sur Moscou s’accentue, un couloir humanitaire a été ouvert mardi pour permettre l’évacuation des habitants de Soumy, une ville située au nord-ouest de Kharkiv qui est assiégée et bombardée par l’armée russe depuis plusieurs jours. /Photo prise le 8 mars 2022/REUTERS/Annegret Hilse

S’ils ne semblent pas prêts à prendre une mesure aussi radicale, alors que 40% de leurs importations de gaz viennent de Russie, les pays de l’UE entendent réduire eux aussi rapidement leur exposition. Un plan présenté mardi par la Commission européenne juge possible une réduction des deux tiers des importations de gaz russe dès cette année et leur fin « bien avant 2030 ».

A Moscou, le vice-Premier ministre Alexandre Novak a menacé de fermer le robinet du gazoduc Nord Stream 1 qui alimente l’Allemagne et prédit que le prix du baril de pétrole atteindrait 300 dollars (contre 125 mardi et moins de 100 avant l’invasion de l’Ukraine) en cas de sanctions.

Le ministre allemand de l’Economie, Robert Habeck, lui a répondu en assurant que Berlin était prêt à faire face à une telle mesure de rétorsion, tout en promettant de diversifier les sources d’énergie de l’Allemagne « à la vitesse d’une Tesla », par allusion à la construction en deux ans par la société américaine d’une giga-usine de batteries près de Berlin.

PREMIÈRES ÉVACUATIONS DE CIVILS

Pendant que la pression sur Moscou s’accentue, un couloir humanitaire a été ouvert mardi pour permettre l’évacuation des habitants de Soumy, une ville située au nord-ouest de Kharkiv, assiégée et bombardée par l’armée russe depuis plusieurs jours.

Un char russe carbonisé dans la région de Soumy. La Maison blanche devait annoncer dès ce mardi l’interdiction des importations de pétrole russe, tandis que l’Union européenne dévoilait un plan visant à lui permettre de réduire rapidement sa dépendance envers le gaz russe en réponse à la poursuite de l’invasion de l’Ukraine. /Photo prise le 7 mars 2022/REUTERS/Irina Rybakova/Service de presse des forces terrestres ukrainiennes

Le gouverneur de Soumy, Dmitro Tchivitsky, a déclaré dans une vidéo que les premiers bus avaient quitté la ville dans la matinée à destination de Poltava, plus à l’ouest, et que les handicapés, les femmes enceintes et les orphelins étaient prioritaires.

Un conseiller du président ukrainien, Kirilo Timochenko, a indiqué dans l’après-midi qu’un second convoi transportant des civils avait pu quitter la ville.

Des civils ont aussi quitté Irpin, une banlieue de Kiev proche de la ligne de front qui avait subi dimanche d’intenses bombardements.

« La ville est pratiquement en ruines et dans le quartier où je vis, on dirait qu’il n’y a pas une seule maison qui n’ait pas été bombardée » a dit une jeune mère de famille portant un bébé dans une couverture, sa fille marchant à côté d’elle.

« C’est hier que les bombardements ont été les plus durs, les éclairs et le bruit faisaient tellement peur… Tout l’immeuble tremblait. »

Les autorités ukrainiennes ont en revanche accusé l’armée russe d’avoir bombardé un convoi qui devait évacuer des habitants de Marioupol, où des centaines de milliers de personnes sont privées d’eau et d’électricité et soumises à d’intenses bombardements depuis une semaine.

Le ministère russe de la Défense, cité par les agences russes, a affirmé de son côté que Kiev n’avait accepté qu’un seul des dix « couloirs humanitaires » que Moscou avait proposé d’ouvrir – dont certains auraient conduit les civils ukrainiens en Russie et en Biélorussie.

DEUX MILLIONS D’UKRAINIENS ONT QUITTÉ LE PAYS

L’invasion russe, que Moscou présente comme une « opération spéciale », a déjà conduit deux millions d’Ukrainiens (sur une population de 44 millions) à fuir leur pays, a déclaré sur Twitter le Haut-Commissaire des Nations unies aux réfugiés, Filippo Grandi.

L’Onu a fait état d’un bilan provisoire de 474 civils tués depuis le début de l’assaut le 24 février. Un responsable de la police ukrainienne a déclaré mardi qu’au moins 27 civils avaient été tués dans des frappes russes sur Kharkiv au cours des dernières 24 heures.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a commencé jeudi 24 février par des attaques terrestres, maritimes et aériennes. Le principal convoi militaire russe parti en direction de Kiev est toujours bloqué au nord de la capitale tandis que dans le sud du pays, les forces de Moscou progressent le long des côtes de la mer Noire et de la mer d’Azov. /Graphique du 7 mars 2022/REUTERS

L’Ukraine a affirmé mardi que l’avancée des troupes russes était ralentie et son ministère de la Défense a annoncé que le général Vitali Guerassimov, premier commandant adjoint de la 41e armée russe, avait été tué au combat lundi, précisant qu’il s’agissait du deuxième général russe à trouver la mort depuis le début de l’invasion, le 24 février.

Le ministère russe de la Défense a annoncé de son côté la destruction de près de 900 chars et véhicules blindés du camp adverse, ainsi que 84 drones.

Les pays occidentaux, jugeant que le plan initial russe misant sur une offensive rapide pour renverser les autorités à Kiev a échoué, pensent que Moscou a infléchi sa stratégie pour se préparer à des sièges longs de plusieurs grandes villes ukrainiennes.

Le principal convoi militaire russe parti en direction de Kiev est toujours bloqué au nord de la capitale tandis que dans le sud du pays, les forces de Moscou progressent le long des côtes de la mer Noire et de la mer d’Azov.

Un haut responsable du Pentagone a déclaré que le président Vladimir Poutine avait désormais déployé sur le terrain près de 100% des plus de 150.000 soldats massés près des frontières de l’Ukraine avant le début de l’opération. Selon la CIA, entre 2.000 et 4.000 soldats russes ont été tués depuis le début de l’offensive.

Parallèlement au durcissement des sanctions visant la Russie, les discussions se poursuivent entre grandes puissances occidentales et asiatiques: mardi, le président chinois, Xi Jinping, s’est entretenu en visioconférence avec son homologue français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Olaf Scholz.

Xi Jinping a apporté son soutien à l’action de la France et de l’Allemagne pour un cessez-le-feu en Ukraine, a assuré l’Elysée à l’issue de cet entretien.

Le président ukrainien, Volodimir Zelenski, qui a été ovationné par les membres du Parlement britannique à qui il s’est adressé par lien vidéo, a également fait savoir qu’il restait en dialogue constant avec Emmanuel Macron pour discuter de la question des couloirs humanitaires.

(Steve Holland à Washington et Pavel Polityuk à Lviv, avec les bureaux de Reuters; version française Bertrand Boucey, Marc Angrand, Tangi Salaün et Jean Terzian, édité par Sophie Louet et Jean-Stéphane Brosse)

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

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