Les inondations ont fait plus de 100 morts en Allemagne
par Martin Schlicht et David Sahl
SCHULD/ERFTSTADT, Allemagne (Reuters) – Inondations et glissements de terrain ont fait plus de 100 morts dans l’ouest de l’Allemagne, où plus d’un millier d’habitants sont encore portés disparus dans ce qui constitue la pire catastrophe naturelle pour le pays depuis un demi-siècle, selon le dernier bilan fourni vendredi par les autorités.
Vingt décès et vingt disparus sont aussi à déplorer en Belgique, où la crue de la Meuse, dont le niveau continuait à monter vendredi matin, a contraint à évacuer des quartiers entiers de Liège et submergé des villages voisins. Une journée de deuil national sera observée mardi dans le pays.
Dans le sud des Pays-Bas, plusieurs milliers de personnes devaient être évacuées en fin d’après-midi de la ville de Venlo, qui compte quelque 100.000 habitants, après la rupture d’une digue dans la région.
L’Allemagne redoute de nouvelles crues, un barrage menaçant de céder alors que plusieurs villes et villages ont été dévastés en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Rhénanie-Palatinat depuis la nuit de mercredi à jeudi.
« C’était terrible, on ne pouvait rien faire. Les gens nous faisaient des signes aux fenêtres pour appeler à l’aide », a déclaré à Reuters Frank Thel, un habitant de Schuld, où plusieurs bâtiments se sont effondrés.
« La souffrance ne fait qu’augmenter », a déploré sur la chaîne ZDF la ministre-présidente de Rhénanie-Palatinat, Malu Dreyer, en faisant état de plus de 50 morts dans le Land qu’elle dirige et de destructions considérables, de nombreuses infrastructures ayant été emportées par les crues.
Dans le Land voisin de Rhénanie du Nord-Westphalie, quelque 1.300 personnes étaient portées disparues dans la seule région viticole d’Ahrweiler, située au sud de Cologne, ont indiqué les autorités locales sur leur page Facebook.
Le réseau de téléphonie mobile ne fonctionne plus dans certains secteurs, ce qui empêche les familles angoissées de contacter leurs proches.
Le dernier bilan des autorités allemandes fait état d’au moins 103 morts dans l’ensemble de la région.
En Belgique, le centre de crise a appelé les habitants à ne pas se déplacer dans le sud et l’est du pays. Outre les routes inondées, le trafic ferroviaire vers l’Allemagne est interrompu, des voies ayant été emportées par les eaux.
« L’eau monte de plus en plus, c’est effrayant », a déclaré Thierry Bourgeois, un habitant de Liège.
Plusieurs pays européens ont annoncé l’envoi de secours, dont la France qui a dépêché en Belgique un hélicoptère et une quarantaine de militaires.
GLISSEMENTS DE TERRAIN MEURTRIERS
Plus de 20.000 personnes étaient privées d’électricité vendredi matin en Wallonie, et plus de 100.000 autres en Allemagne, ont annoncé les autorités des deux pays.
En Allemagne, la menace des glissements de terrain s’ajoute désormais à celle des inondations.
Des maisons se sont effondrées vendredi matin à Erftstadt, près de Cologne, où les secours peinaient à venir en aide aux habitants rentrés prématurément chez eux malgré les mises en garde, ont indiqué les autorités municipales.
Une fuite de gaz complique le travail des secouristes, qui ne peuvent accéder à la zone qu’en bateau, et les glissements de terrain rendent les opérations particulièrement périlleuses.
Le barrage de Rurtalsperre, situé du côté allemand de la frontière avec la Belgique, a été submergé dans la nuit de jeudi à vendredi et un autre menaçait de l’être à son tour, ont dit les autorités. Plus de 4.500 personnes vivant en aval du barrage ont été évacuées préventivement.
Le bilan humain en Allemagne est le plus lourd pour une catastrophe naturelle depuis la crue de la mer du Nord en 1962, qui avait fait environ 340 morts.
Plus récemment, le débordement de la rivière Elbe, qualifiée de « crue du siècle », a fait 21 morts en 2002 dans l’est de l’Allemagne et une centaine dans l’ensemble de l’Europe centrale.
Le ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, a déclaré au magazine Der Spiegel que le gouvernement fédéral apporterait une aide financière d’urgence aux régions affectées par les inondations. Le gouvernement devrait l’approuver en conseil des ministres mercredi prochain.
(Avec Kirsti Knolle et Maria Sheahan à Berlin, Philip Blenkinsop à Bruxelles, version française Tangi Salaün, édité par Bertrand Boucey et Jean-Stéphane Brosse)
POURQUOI SOUTENIR LE JOURNAL CHRÉTIEN ?
Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien est historiquement le premier média pure player chrétien francophone, c’est-à-dire un média d'information et d'opinion d'inspiration chrétienne qui diffuse ses contenus exclusivement sur Internet, sans édition papier.Caractéristiques principales du Journal Chrétien :
- Pionnier du web : Lancé le 10 février 2003, le Journal Chrétien s'est imposé comme le précurseur de l'information chrétienne francophone en continu 24h/24 sur internet.
- Indépendance éditoriale : Le Journal Chrétien est un média indépendant qui n'appartient à aucun grand groupe industriel ni aucune église en particulier, et ne reçoit aucune aide financière de l'État.
- Modèle économique : Afin de préserver sa gratuité et sa liberté de ton face aux conflits d'intérêts, le Journal Chrétien s'appuie largement sur le soutien et le financement participatif de sa communauté de lecteurs.
- Ligne éditoriale : Le Journal Chrétien propose un traitement de l'actualité généraliste et religieuse quotidienne à travers le prisme des valeurs chrétiennes. Ses publications visent à éclairer les consciences pour promouvoir une société fraternelle et juste. Ses rubriques couvrent le suivi de l'actualité des chrétiens dans le monde, la vie des églises, ainsi que des analyses de fond.
- Format numérique : En tant que service de presse en ligne, il utilise des contenus web natifs tels que des articles écrits par ses journalistes dans des sections thématiques (politique, économie, sport, société, Sciences et technologies) et des dépêches d’agences de presse.
- Editeur de la chaîne de télévision chrétienne protestante Chrétiens TV qui est diffusée sur le canal 483 de l'opérateur Free.
- Reconnaissance officielle : Le titre est reconnu comme un service de presse en ligne par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP) du Ministère de la Culture. Il est également membre du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL).
Il fait partie des sources d’information officielles de Google Actualités ou Google News depuis 2006.
Le site internet officiel du média est accessible à l'adresse chretiens.com.
Alors si vous estimez comme nous que notre plateforme chrétienne est indispensable, nous vous implorons de continuer à nous soutenir sur https://www.jefaisundon.com


