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L’immigration au coeur des élections législatives en Suède

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Autrefois terre d’accueil, la Suède a fermé ses frontières au cours de la dernière décennie et adopté une politique migratoire plus sévère, un choix assumé de la droite au pouvoir à Stockholm qui brigue un nouveau mandat aux élections législatives du 13 septembre face à une gauche en tête dans les sondages.

Si cette tendance est observée sur l’ensemble du continent européen, la Suède a opéré l’un des revirements les plus radicaux en matière d’immigration, une politique promue par la coalition minoritaire sortante afin de regagner en popularité.

Élu en 2022 grâce à ses promesses de réduire l’immigration et la criminalité en Suède, le Premier ministre Ulf Kristersson a considérablement limité l’accueil des ​demandeurs d’asile et propose, depuis le ‌début de l’année, jusqu’à 350.000 couronnes suédoises (31.000 euros) aux titulaires non-européens d’un titre de séjour pour qu’ils quittent le pays.

« Mogadiscio ​vous manque ? L’aide au retour vous aidera à rentrer ⁠chez vous », peut-on lire sur une publicité destinée aux immigrés somaliens et financée par les Démocrates de Suède, un parti d’extrême droite qui soutient depuis ‌quatre ans le gouvernement et rêve désormais d’y accéder.

Cette ‌campagne publicitaire a été lancée en juillet dans les transports en commun et dans les quartiers à forte concentration de migrants, en pleine campagne électorale.

« L’amélioration du retour au pays figure en tête des priorités de mon gouvernement », confirme le Premier ministre Ulf Kristersson, chef du parti des Modérés.

Les 349 sièges du Riksdag, le Parlement monocaméral suédois, seront renouvelés dimanche pour quatre ans. La majorité absolue est de 175 sièges.

Les trois partis ​de la coalition au pouvoir – les Modérés (68 sièges en 2022), les Chrétiens-démocrates (19) et les Libéraux (16) – cherchent à former un partenariat quadripartite avec les Démocrates de Suède (73).

Selon un sondage Novus publié lundi par la chaîne TV4, la coalition gouvernementale et les Démocrates de Suède recueillent 47,9% en intentions de vote cumulées. Les quatre partis de centre-gauche, dont le Parti social-démocrate, sont crédités quant à eux de 50,3% des intentions de vote.

LA SUÈDE COMME LABORATOIRE EUROPÉEN

La gestion de l’immigration en Suède est suivie de près par nombre de pays européens, une grande partie des gouvernements des Vingt-Sept cherchant les moyens de renvoyer les personnes en situation irrégulière dans leur pays d’origine.

La rhétorique anti-immigration en Europe a pris de l’ampleur depuis que plus d’un million de personnes, principalement ⁠des Syriens fuyant la guerre, sont arrivées sur le continent en 2015.

Le phénomène a contribué à l’essor des partis nationalistes, poussant les gouvernements à adopter des politiques migratoires de plus en plus restrictives.

Mary Khan-Hohloch, députée européenne du parti Alternative ⁠pour l’Allemagne (AfD), qui a remporté 44% des voix lors des élections régionales de dimanche en Saxe-Anhalt, a salué l’initiative suédoise de financer le retour des immigrants.

« Compte tenu des charges financières et sociales considérables auxquelles sont confrontés de nombreux pays européens en raison des politiques migratoires menées jusqu’à présent, l’intérêt pour des programmes efficaces de retour et de remigration devrait continuer à croître », a-t-elle déclaré à Reuters dans un courriel.

Bram Frouws, directeur du Mixed Migration Centre, un organisme de recherche, souligne toutefois qu’il n’existe aucune preuve que ce type de programmes entraîne une augmentation significative de l’émigration volontaire.

« C’est l’une de ces propositions politiques où cela n’a même pas d’importance : c’est avant tout symbolique, il s’agit de montrer à ⁠quel point ‌ils sont intransigeants en matière d’immigration », estime-t-il.

Depuis le début de l’année, 171 personnes ont accepté l’aide financière du gouvernement suédois pour quitter le pays.

Les Démocrates de Suède souhaitent étendre ⁠cette offre aux immigrés ayant la nationalité suédoise, à condition qu’ils acceptent d’y renoncer lors de leur départ de Suède. Plus de 2 millions des 10 millions ​de Suédois sont nés à ​l’étranger.

LES IMMIGRANTS VEULENT RESTER

A Satra, une banlieue populaire de Stockholm, Reuters a rencontré une douzaine d’immigrés qui ont dit ne pas être intéressés par le programme du gouvernement.

Réunis dans un centre communautaire pour prendre un café et pratiquer le ​suédois, tous voient leur avenir en Suède. Parmi eux se trouvait une Soudanaise, deux Ukrainiens, un Afghan et un dissident chinois.

« Je veux la liberté, pouvoir travailler et mener une vie agréable », témoigne Elena Ibrahim, 42 ans, originaire du Soudan. Elle a fui son ex-mari et l’oppression religieuse il y a huit ans. Aujourd’hui ‌remariée, elle est artiste.

« Je ne repartirai pas », insiste-t-elle.

Mahmoud Khalfi, ​imam de la mosquée de Stockholm, la plus grande de Suède, déplore que ce programme et la rhétorique anti-immigrés sèment la division et suscitent de l’inquiétude au sein de la communauté musulmane suédoise.

Ceux qui auraient des opportunités s’ils ​repartaient sont les personnes hautement qualifiées, comme les médecins ou les professeurs, précise-t-il.

« Ils peuvent partir à Londres ou à Dubaï… mais ceux qui ont un niveau d’études moins élevé n’ont pas le choix, ils ne peuvent pas partir. »

Cette politique, ajoute-t-il, »ne résout aucun problème. Même si quelques milliers de personnes partent, cela ne fait qu’aggraver la situation pour celles et ceux qui sont contraints de rester. »

La Suède n’accorde plus de titres de séjour permanents et contraint les immigrés à en faire la demande à nouveau au bout de trois ans. En août, le gouvernement a mis en place les tout premiers tests de citoyenneté, obligatoires pour tous les candidats afin d’évaluer leurs connaissances du pays.

« Ce n’était pas si difficile », relate Cornelius, 38 ans, originaire du Cameroun, ajoutant que la citoyenneté lui apporterait une tranquillité d’esprit. « La ⁠Suède est un très bon endroit. C’est un pays sûr et il y a du travail. »

Le ministre sortant de l’Immigration, Johan Forssell, a déclaré à Reuters que ces tests étaient importants pour souligner la valeur de la citoyenneté et rappeler qu’elle s’accompagnait à la fois de droits et de devoirs.

« Ce sont des exigences tout à fait raisonnables », juge-t-il. « Ce qui est déraisonnable, c’est que jusqu’à ​présent, on pouvait obtenir la nationalité sans rien savoir de la Suède et sans parler un seul mot de suédois. »

(Rédigé par Johan ​Ahlander ; avec Amina Ismail à Bruxelles ; version française Etienne Breban, édité par Sophie Louet)

Chrétiens TV

Campagne annuelle de financement 2026-2027 du Journal Chrétien


Le Journal Chrétien lance sa campagne de dons 2026-2027 pour financer sa plateforme de médias chrétiens visant à financer le site d'information Chretiens.com, l'application de ressources bibliques Bible.audio, et la chaîne de télévision chrétienne Chrétiens TV diffusée sur le canal 483 de Free en France. La concentration des médias aux mains d'un petit nombre d'acteurs économiques et de milliardaires représente une menace sur le pluralisme et l'indépendance de la presse.

Les dangers de la concentration des médias aux mains des milliardaires


A cause de la crise économique, de nombreux médias en difficulté financière ont été rachetés par des industriels puissants pour assurer leur survie. Les dangers de cette concentration des médias aux mains des milliardaires sont nombreux :
1. Menace sur le pluralisme et la diversité des opinions : En France, une poignée de milliardaires ou de grands groupes industriels (actifs dans le luxe, l'armement, le BTP ou les télécommunications) détiennent l'immense majorité des quotidiens nationaux, des chaînes de télévision et des radios. Cette emprise réduit la variété des points de vue, appauvrit le débat public et favorise les conflits d'intérêts.
2. Perte d'indépendance et autocensure des rédactions : Les journalistes risquent de subir des pressions directes ou indirectes de la part des actionnaires. De plus, les médias appartenant à des groupes industriels peuvent hésiter à enquêter de manière transparente sur les activités de leurs propres propriétaires ou de leurs partenaires économiques.
3. Uniformisation et baisse de la qualité de l'information : Pour des raisons de rentabilité, certains groupes privilégient des contenus à bas coût, comme des plateaux d'experts et des commentaires en continu, au détriment du travail d'investigation et de terrain. 

Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public 



Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature. 
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme. 
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives. 
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires). 
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne. 

Le piège de l’uniformisation de l'information


L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire); 
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.  
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite. 

Agissez avec notre plateforme de médias chrétiens !


Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés. 
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises. 
Dans ce contexte, deux médias chrétiens, qui fonctionnent sans actionnaires milliardaires et sans subvention de l’Etat, offrent une information alternative fiable, en collaboration avec des agences de presse internationales. 

1. Le Journal Chrétien,  un service de presse en ligne reconnu par l’Etat

Le Journal Chrétien est historiquement le premier pure-player chrétien francophone dont le but est d’offrir au quotidien une information fiable et de qualité avec un regard chrétien.
La ligne éditoriale du Journal Chrétien est généraliste, s’intéressant particulièrement aux actualités politiques, économiques, sportives et religieuses.
Il est le média chrétien le plus ancien et le plus lu dans Google actualités, principal canal de visibilité et d'audience pour les médias d'information en ligne. 
Lorsqu’une église ou un pasteur doit faire face à des accusations calomnieuses dans le paysage médiatique ou devant les tribunaux français, les publications du Journal Chrétien sont toujours accueillies avec beaucoup de considération.

2. Chrétiens TV, chaîne 483 de Free

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