Etats-Unis: Le gouverneur de New York, accusé de harcèlement sexuel, démissionne
par Jonathan Allen
NEW YORK (Reuters) – Le gouverneur de l’Etat de New York, Andrew Cuomo, a annoncé mardi qu’il quittait ses fonctions après qu’une enquête du parquet new-yorkais a conclu qu’il avait harcelé sexuellement onze femmes, poussant le président Joe Biden et d’autres figures de la classe politique américaine à demander sa démission.
Le démocrate a effectué cette annonce lors d’une conférence de presse télévisée de 20 minutes, une semaine après la publication du rapport de l’enquête du parquet new-yorkais par l’Attorney General, Letitia James, une démocrate elle aussi.
Rejetant à nouveau toute inconduite, il a dit accepter l' »entière responsabilité » pour avoir offensé ces femmes via ce qu’il a décrit comme des tentatives maladroites de se montrer affectueux ou drôle.
Andrew Cuomo, 63 ans, a ajouté être parvenu à la conclusion que lutter contre les accusations le visant tout en restant en poste aurait paralysé le gouvernement local et engendré des coûts élevés pour les contribuables, alors même que la crise sanitaire du coronavirus continue de représenter une menace importante.
« Compte-tenu des circonstances, le meilleur moyen pour moi d’aider à l’heure actuelle est de m’écarter », a déclaré celui qui était en poste depuis 2011 et dont c’était le troisième mandat.
Andrew Cuomo a précisé que sa démission serait effective dans 14 jours. Kathy Hochul, adjointe d’Andrew Cuomo, assurera l’intérim au poste de gouverneur du quatrième Etat le plus peuplé du pays jusqu’à la fin initiale du mandat de Cuomo, en décembre 2022, comme le prévoit la Constitution new-yorkaise. Elle devient la première femme à occuper le poste.
D’après les conclusions des enquêteurs new-yorkais, après cinq mois d’investigations, Andrew Cuomo a harcelé sexuellement onze femmes, créé un « climat de peur » dans ses services et enfreint plusieurs lois fédérales et locales.
En démissionnant, Andrew Cuomo a anticipé une possible destitution, alors qu’une enquête préalable à une procédure d' »impeachment » avait été lancée à son encontre par l’assemblée législative locale.
Alors que certains lui prêtaient des ambitions nationales, Andrew Cuomo, secrétaire du département du Logement sous l’ancien président démocrate Bill Clinton de 1997 à 2001, ne s’est jamais lancé dans la course à l’investiture pour la Maison blanche.
Devenu l’an dernier une figure politique appréciée et connue à travers le pays pour sa gestion de l’épidémie de coronavirus et ses conférence de presse quotidiennes sur la crise sanitaire, Andrew Cuomo est le deuxième gouverneur de New York à démissionner en 13 ans à la suite d’un scandale, après Eliot Spitzer en 2008.
Si l’enquête menée au civil par les services de Letitia James ont conclu à des infractions pénales, l’Attorney General n’a engagé aucune poursuite contre Andrew Cuomo. Des procureurs locaux pourraient toutefois le faire, laissant planer au-dessus d’Andrew Cuomo l’ombre d’une possible inculpation.
Andrew Cuomo avait nié pendant des mois toute inconduite sexuelle, et avait de nouveau rejeté les accusations la semaine dernière. Mais le peu de soutien politique dont il disposait encore s’est effondré avec la publication du rapport d’enquête de 168 pages, le président Joe Biden, qui fut longtemps l’un de ses proches, appelant de suite à la démission d’Andrew Cuomo.
(Reportage Jonathan Allen et Joseph Ax; version française Nicolas Delame et Jean Terzian)
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Les églises évangéliques, une cible privilégiée des médias grand public
Le traitement des Églises évangéliques par les médias grand public suscite de vives tensions et est souvent perçu par les chrétiens et les instances représentatives comme un vecteur de stigmatisation ou de caricature.
Les critiques envers les médias traditionnels
1. Les amalgames et le sensationnalisme : Des reportages télévisés (comme celui d' Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » diffusé fin 2025) ont mis en lumière la vulnérabilité des églises évangéliques face à aux médias hostiles à ce courant du protestantisme.
Les institutions comme le Conseil national des évangéliques de France (CNEF) et la Fédération Protestante de France (FPF) ont dénoncé des méthodes journalistiques contestables et des généralisations hâtives.
2. La méconnaissance du fait religieux : Les grands médias utilisent parfois un vocabulaire inadapté (confondant les pratiques, les rites ou la structure des petites églises locales avec de grandes mega-churches ou des mouvements ultra-minoritaires).
3. Le sentiment de rejet : Pour la majorité des communautés évangéliques, qui sont modestes et ancrées dans le bénévolat, ces portraits médiatiques renvoient une image de « monstres » ou de sectarisme éloignée de leur réalité quotidienne.
Le piège de l’uniformisation de l'information
L’uniformisation de l'information constitue un obstacle à un débat citoyen éclairé sur des sujets de société susceptibles d’intéresser la communauté chrétienne tels que :
1. l’éthique de la vie et de la famille (avortement et fin de vie, sexualité et genre, la place de la famille);
2. l’engagement citoyen et le vivre ensemble (participation civique, action caritative et humanitaire);
3. la sauvegarde de la Création (Ecologie) et l’éco-théologie qui invite les chrétiens à repenser leur style de vie et à agir pour la protection de l'environnement, perçue comme un mandat biblique de « gestion » de la Création confiée par Dieu;
4. les dérives et controverses médiatiques :
- Les dérives sectaires et l'emprise mentale : Les médias séculiers estiment que l’expansion rapide de nouvelles structures de type « méga-églises » suscite l'attention des autorités (comme la Miviludes en France) face aux risques d'emprise psychologique, de pressions financières (la dîme) ou d'abus spirituels.
- Les influences politiques : Certains reportages et enquêtes (notamment menés par des émissions comme Envoyé spécial) interrogent également les liens discrets qui existeraient entre des courants évangéliques radicaux et la sphère politique, y compris l'extrême droite.
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Les instances protestantes et la communauté chrétienne ont vivement réagi contre les amalgames présentés à l'antenne à la suite de la diffusion du numéro d’Envoyé spécial intitulé « Évangéliques : un succès pas si angélique ? » sur France 2 fin septembre 2025. Il a été reproché à l'émission des méthodes journalistiques qualifiées de contestables : montage à charge, questions orientées et absence d'experts nuancés.
Le reportage est accusé de réduire à des caricatures sectaires ou mercantiles la réalité des églises évangéliques et de généraliser des pratiques observées seulement dans certaines méga-églises.
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