Election présidentielle en Indonésie, des inondations provoquent des retards
par Fransiska Nangoy et Bernadette Christina
JAKARTA (Reuters) – Les Indonésiens se rendent aux urnes mercredi afin d’élire le successeur du président Joko Widodo, dont l’influence pourrait déterminer qui prendra la tête de la troisième plus grande démocratie du monde.
Deux anciens gouverneurs, Ganjar Pranowo et Anies Baswedan, affrontent Prabowo Subianto, actuel ministre de la Défense et favori du scrutin.
Prabowo Subianto se présente pour la troisième fois à l’élection présidentielle, après avoir perdu deux fois face à Joko Widodo.
L’ancien président, qui ne peut pas se représenter puisqu’il a déjà exercé deux mandats à la tête de la plus grande économie d’Asie du Sud-Est, soutient implicitement son ancien rival et compte sur lui pour préserver son héritage, notamment en confiant à son fils le rôle de colistier.
Des sondages réalisés la semaine dernière créditent Prabowo Subianto de 51,8% et 51,9% des voix, une avance de 27 et 31 points de pourcentage sur Anies Baswedan et Ganjar Pranowo.
Pour l’emporter dès le premier tour, un candidat doit obtenir plus de 50% des voix et 20% des suffrages dans la moitié des provinces du pays.
L’Indonésie compte trois fuseaux horaires et les bureaux de vote ont déjà ouvert leurs portes dans l’est du pays. Les bureaux de vote situés dans l’ouest de l’archipel doivent quant à eux fermer leurs portes à 06h00 GMT.
Des inondations, provoquées par de violents orages, ont été signalées dans certaines parties de la capitale indonésienne et l’ouverture d’un bureau de vote du centre de Jakarta a été retardée.
L’ampleur des retards n’a pas été précisée, mais l’agence de gestion des catastrophes de Jakarta a diffusé des photos montrant un bureau de vote inondé.
La commission électorale avait déclaré plus tôt que le vote pourrait être retardé dans dix villages du centre de l’île de Java, dans le sud-ouest de l’archipel, en raison des inondations.
(Reportage Fransiska Nangogy, Bernadette Chrsistina Munthe, Ananda Teresia et Stanley Widianto, rédigé par Martin Petty; version française Camille Raynaud)
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