Bruxelles et Washington prêts à établir des normes provisoires sur l’IA, dit Vestager
BRUXELLES (Reuters) – L’Union européenne (UE) et les États-Unis sont prêts à renforcer leur coopération en matière d’intelligence artificielle (IA) afin d’établir des standards minimaux avant la mise en place de législations en la matière, a déclaré mardi Margrethe Vestager, commissaire européenne à la Concurrence et responsable des questions de technologie au sein de l’UE.
Le projet de législation de l’UE sur l’intelligence artificielle pourrait devenir le premier texte législatif au monde à fixer un cadre complet pour cette technologie, avec de nouvelles règles sur la reconnaissance faciale et la surveillance biométrique. Les gouvernements de l’UE et députés européens doivent encore se mettre d’accord sur un texte commun.
Margrethe Vestager, vice-présidente de la Commission européenne, a déclaré lors d’une réunion d’information mardi que ce processus pourrait être terminé d’ici la fin de l’année.
L’entrée en vigueur prendrait ensuite « un, voire deux ans », a-t-elle déclaré, « ce qui signifie que nous avons besoin de quelque chose pour combler cette période de temps ».
L’ancienne ministre danoise a indiqué que l’IA serait l’un des domaines d’intérêt de la quatrième réunion ministérielle du Conseil du commerce et de la technologie (CCT), qui se tiendra en Suède les 30 et 31 mai.
« Nous partageons un même sentiment d’urgence. Pour tirer le meilleur parti de cette technologie, des garde-fous sont nécessaires », a-t-elle estimé, souhaitant discuter de la mise en place des exigences « minimales » pour les entreprises avant la suite du processus législatif.
Margrethe Vestager doit discuter mercredi du sujet de l’IA avec Sundar Pichai, le directeur général d’Alphabet, maison-mère de Google.
De son côté, le président français Emmanuel Macron reçoit Sam Altman, directeur général de la société OpenAI, qui a développé ChatGPT, ce mardi à l’Élysée.
La conversation tournera autour du rôle de la France et de l’Europe dans la course à l’intelligence artificielle, selon les services de la présidence.
Réunis en sommet au Japon, les dirigeants des pays du G7 ont appelé samedi à l’élaboration de normes techniques pour que l’IA reste « digne de confiance » et chargé leurs ministres concernés de mettre en place un groupe de travail d’ici la fin de l’année.
(Reportage Philip Blenkinsop, version française Victor Goury-Laffont, édité par Blandine Hénault)
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