Deuxième réunion du Comité constitutionnel syrien
Faute de consensus au Comité constitutionnel syrien, un processus politique plus large est nécessaire, selon l’Organisation des Nations Unies.
NEW YORK (Nations Unies), 20 décembre (Xinhua) — La deuxième réunion du Comité constitutionnel syrien n’a rien donné, faute de consensus sur l’ordre du jour, a déploré vendredi l’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen, appelant à un processus politique beaucoup plus élargi.
Selon lui, il y a des enseignements à tirer de cette rencontre du comité en format restreint qui s’est tenue à Genève fin novembre. Alors que le comité comprend 150 personnes en version plénière, son format restreint est composé de 45 représentants du gouvernement, de l’opposition et de la société civile.
M. Pedersen avait demandé aux deux coprésidents du comité de soumettre leurs propositions d’ordre du jour avant la deuxième réunion prévue pour le 25 novembre.
Les propositions de l’opposition, envoyées le 21 novembre, comprenaient dix titres constitutionnels, s’axant sur le préambule de la Constitution et les principes de base.
Le gouvernement a soumis les siennes le 25 novembre, appelant à des discussions sur les « piliers nationaux » censés toucher au peuple syrien. « Les questions constitutionnelles ne seront abordées qu’après », avait-il dit, d’après Geir Pedersen.
Ce dernier a alors cherché à faire naître un consensus entre les parties, en vain. « En l’état actuel des choses et en l’absence d’un ordre du jour agréé, je ne vois aucune raison de convoquer une autre réunion en format restreint », a-t-il constaté.
M. Pedersen a indiqué que ce qui venait de se passer à Genève ne faisait que souligner la nécessité d’un processus politique plus large et plus complet pour la Syrie, plongée dans un conflit civil brutal depuis 2011.
« Bien qu’un comité constitutionnel ne puisse pas résoudre la crise, il peut aider à renforcer la confiance entre les parties, ce qui pourrait ouvrir la voie à un processus plus large et, de la même manière, un tel processus élargi pourrait alimenter positivement le travail sur les questions constitutionnelles », a conclu le diplomate norvégien.
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