Washington veut engager l’Iran sur la question nucléaire
Le département d’Etat américain a réaffirmé lundi sa volonté d’engager des discussions avec Téhéran sur la question nucléaire, minimisant les nouvelles menaces des dirigeants iraniens d’enrichir davantage leur uranium.
Le porte-parole du département d’Etat, Ned Price, a déclaré dans un point de presse quotidien que les Etats-Unis étaient disposés à engager les Iraniens dans le contexte du P5+1, à savoir les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, la Chine, la Russie et l’Allemagne.
Téhéran n’a pas encore répondu officiellement à cette offre, a indiqué M. Price. « Nous espérons certainement que les Iraniens seront prêts à y participer. »
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a affirmé plus tôt dans la journée que son pays pourrait pousser l’enrichissement de son uranium jusqu’à 60%.
« Nous n’allons pas répondre en termes spécifiques aux hypothèses, aux postures », a dit M. Price en réponse aux commentaires de M. Khamenei.
« Ce que nous allons faire, c’est réaffirmer la proposition qui est sur la table », a-t-il ajouté. « Les Etats-Unis sont prêts à rencontrer les Iraniens pour résoudre ces questions complexes et difficiles. »
M. Price a également salué les récents efforts déployés par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour engager l’Iran sur les questions de vérification, tout en exprimant ses préoccupations concernant la fin de la mise en œuvre par l’Iran du protocole additionnel, qui permet des inspections instantanées de l’AIEA.
L’organe de surveillance nucléaire de l’ONU est parvenu à un accord temporaire avec l’Iran ce week-end sur la vérification du programme nucléaire iranien.
Selon l’AIEA, Téhéran cesserait de mettre en œuvre le protocole additionnel mais continuerait à autoriser « la surveillance et la vérification nécessaires » pendant une période pouvant aller jusqu’à trois mois.
« Il y aura moins d’accès, avouons-le. Mais nous avons quand même pu conserver le degré nécessaire de travail de surveillance et de vérification », a confié le chef de l’AIEA Rafael Grossi aux journalistes après sa visite à Téhéran.
M. Grossi a souligné que cet accord temporaire permettrait à d’autres discussions politiques d’avoir lieu à d’autres niveaux.
La semaine dernière, les Etats-Unis ont indiqué qu’ils étaient prêts à discuter avec Téhéran sur la question nucléaire, combinant plusieurs gestes de bonne volonté envers l’Iran.
Les Etats-Unis ont assoupli les restrictions de voyage des diplomates iraniens affectés à l’ONU et annulé les sanctions de l’ONU contre l’Iran décrétées unilatéralement par l’administration précédente.
L’administration du nouveau président Joe Biden a mentionné à plusieurs reprises que si l’Iran revenait au plein respect de l’accord nucléaire iranien de 2015, officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), les Etats-Unis feraient de même. Mais l’Iran a insisté sur le fait que sa mise en conformité avec le JCPOA n’aurait lieu qu’une fois les sanctions américaines levées.
En réponse au retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis du JCPOA et à la réimposition des sanctions, l’Iran a suspendu la mise en œuvre de certaines parties de ses obligations prises au titre de l’accord.
Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge, les fake news, les calomnies et les attaques contre les Evangéliques, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui propose une information indépendante et fiable, non biaisée par des intérêts d'actionnariat ou publicitaires.
Un service de presse reconnu par l'Etat
Le Journal Chrétien est un service de presse en ligne bénéficiant d’un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse du Ministère de la Culture. Il est membre du Syndicat de la Presse Indépendante d’Information en Ligne (SPIIL), un syndicat professionnel français créé en afin de défendre les intérêts professionnels des éditeurs de presse en ligne indépendants. Il fait partie des sources d'information officielles de Google actualités dans tous les pays francophones. Dans un paysage médiatique marqué par le mensonge et les fake news et les calomnies, le Journal Chrétien se positionne comme le média de la vérité qui passe l'information au tamis de l'Évangile. Nos journalistes et correspondants essaient de s'approcher de la vérité des faits avec beaucoup d'humilité. Le professionnalisme des experts impliqués dans le Journal Chrétien garantit une procédure de sélection de grande qualité et un suivi des projets très rigoureux.Quand les pasteurs et leurs églises sont victimes de dénonciations calomnieuses, le Journal Chrétien mène des investigations pour rétablir la vérité.

